ILES MASCAREIGNES. Sol
des naissances: en 1879, 4382; en 1880, 4529. — Immigrants 64411(dont 42 519 d’origine indienne, 21284 africains, 608 Chinois. En J880, ilest arrivé 1 690 Indiens, et la même année 2 221 ont été rapatriés). —Justice . D'après le décret du 16 août 1854, une Cour d’appel à Saint- Denis ; deux Tribunaux civils à Saint-Denis et Saint-Pierre; deux Coursd’assises à Saint-Denis et Saint-Pierre. — Instruction publique : Par décretdu 2 mars 1880, un vice-recteur relevant du gouverneur dirige l'instructionpublique. Il n’y a aucun établissement d'enseignement supérieur. — L’cnsei-gnement secondaire est donné complet au lycée de Saint-Denis (30 profes-seurs, 500 élèves) et dans sept autres établissements. — L’enseignementprimaire est donné dans 157 écoles, dont 110 publiques subventionnées,et 47 libres, soit laïques, soit congréganistes (350 instituteurs et institu-trices, 11500 enfants). A Saint-Denis , a été créée le 16 novembre 1881 uneécole normale primaire d'instituteurs. — Cultes. Un évêché à Saint-Denis , unpetit séminaire, cinquante-deux paroisses. — Budget : Le ministère de lamarine et des colonies affecte à la Réunion 2 615902 francs. — Le budgetlocal de la colonie s’élève en recettes, à 4 913256 francs; en dépenses,à 4 885 170 francs. — Monnaies. Jadis elles avaient toutes libre cours; onemployait les piastres, roupies et une monnaie de billon spéciale appeléekerveguen. Aujourd’hui la monnaie française a seul cours légal. — Armée :Garnison de quatre compagnies d’infanterie de marine, d’une demi-batteried’artillerie, une compagnie de gendarmerie, hôpitaux militaires à Salazie,et à Saint-Denis .
2° EXTRAITS ET ANALYSES
La terre et la mer à La Réunion .
« A La Réunion , le trait saillant de la condition faite àl’homme par la nature est le contraste des éléments ; le solle plus généreux y est entouré de la mer la plus dangereuse,deux caractères principaux et bien tranchés. Située sous letropique du Capricorne, entre Maurice, éloigné de 35 lieues,et Madagascar , distant de 140, l’île est formée toutentière par les laves qu'ont vomies deux volcans, l’undepuis longtemps éteint, l’autre brûlant encore. Elle estpeu étendue, 232 000 hectares, à peine le tiers d’un départe-ment français, mais admirablement variée et fertile. L’ellipsequ’elle décrit offre un contour de 213 kilomètres sur unelongueur de 62 kilomètres et une largeur de 44. Elle est cou-pée en deux, du nord-ouest au sud-est, par une chaîne demontagnes dont les deux versants rappellent, l’un l’Asie avec