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Les colons sont éloignés des villes de 1 à 7 ou 8 lieues. Lajeunesse catholique qui entend le portugais se trouve donc précisé-ment dans la même position que le propriétaire et sa famille; si ladistance n’est pas trop grande, elle peut aller à l’office tous les di-manches.
Pour tenir compte de tous les besoins, il faudrait pouvoir ins-taller un prêtre catholique parlant l’allemand , un pasteur protestantparlant l’allemand , et un prêtre catholique parlant le français ; maiscomment Jes répartir quand on considère la vaste étendue sur laquelleles colons se trouvent disséminés? Il y a par exemple un grouped’Obwaldois à Jundiahy, un second à quelque trente lieues de là prèsde Sao Joao do Rio Claro. Une poignée de protestants près d’Am-paro, une autre à 10 lieues de distance, près de Campinas , puis à
10 eu 12 lieues plus loin une troisième encore près de Limeira.Chacun de ces groupes est trop peu nombreux pour qu’il fût possiblede salarier un ecclésiastique uniquemment pour chacun d’eux. Il esten outre très difficile de trouver des ecclésiastiques convenables.Dona Francisco,, Sao Panlo et Petropolis prouvent surabondammentcombien est grande la difficulté.
Quelques propriétaires se sont efforcés de remédier en quelquesorte à cet inconvénient; c’est ainsi que le commandador QueirozTelles a fait venir une fois un prêtre catholique allemand pour sesObwaldois. Le propriétaire, Luciano Texeira, a appelé plusieurs foisun prêtre français (fe Itu. Mais ces cas sont si fort isolés, ils arri-vent si rarement qu’ils prouvent plus en faveur de la bonne volontéde quelques propriétaires qu’ils ne satisfont d’une manière tant soitpeu satisfaisante à un besoin profondément senti.
Un pasteur protestant allemand de Sao Paulo a fait l’année der-nière la tournée des colonies; il a prêché, baptisé, confirmé et bénides mariages. Cette tournée a réagi avantageusement sur les colons,et si l’on pouvait arriver à ce qu’un ecclésiastique protestant renou-velât deux fois l’année ces visites pastorales, on pourrait se flatterd’avoir atteint tout ce que dans ces conjonctures exceptionnelles il estraisonnablement possible d’exiger. Par là les colons ne seraient pasdu moins entièrement privés des consolations de la religion. Un pluslong séjour dans le pays familiarisera toujours davantage les colonsavec la langue dominante; c’est pourquoi ceux de la confession ca-tholique sont moins à plaindre que les autres, d’autant que, commenous l’avons remarqué plus haut, les plus jeunes parlent déjà touscourramment la langue portugaise.
La même difficulté s’oppose également à l’établissement d’écoles.
11 n’est pas possible de nommer un régent pour chaque petit groupede 3 à 4, et au plus de 10 à 12 familles. Qui se chargerait de lesalarier, et où trouver des individus capables? Dans plusieurs Fazendas