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leur dette. Plusieurs colons se faisaient même délivrer de la Fazendade* porcs, de la farine de maïs, des fèves, etc., qu’ils vendaiedtpour employer l’argent qu’ils en retiraient à acheter de l’eau-de-vie,etc. Pour remédier à de pareils abus on a, dans les contrats posté-rieurs, limité le temps des délivrances de vivres à 6 - 12 mois.
Au §. 7 de l’article 5 les colons se soumettent à un règlementqu'ils ne connaissent point, qui est différend dans chaque Fazenda etqui peut contenir les dispositions les plus oppressives pour les colons.Rien qu’à la simple lecture des contrats, ce singulier paragraphe a dequoi frapper, et jamais contrat contenant pareille disposition n’auraitdû être signé.
La solidarité de garantie de la dette et ce paragaphe condam-nent Mifflsamment ces contrats, sur lesquels je m'abstiendrais d’entrerdans plus de détails. Au moment où les émigrants y ont apposé leurssignatures, ils ont mis le sceau à leur infortune pour une longue suited’années.
3. La capitation.
La maison Vergueiro et Cie. imposa chaque colon qu’elle imihigrad’une commission de 10,000 Rets (environ 30 francs) par tête etpour les enfants au-dessous de 8 ans de 5,000 Reis. La maison Ver-gneiro et Cie. fut autorisée au prélèvement de cette commission parl’assemblée des députés provinciaux de Sao Paulo . C’est une injustice,qui a été amèrement blâmée tant par le Gouvernement que par lesFazendeiros, d’avoir octroyé à la maison Vergueiro et Cie. Ce privi-lège de prélever sur les colons un impôt auquel leur contrat ne lesengageait pas. La maison Vergueiro a également prélevé cette com-mission des colons qu’elle a établis dans ses propres colonies , mêmedes individus morts durant la traversée, elle la mise à la charge dessurvivants. Pour plus d’une famille nombreuse cette commission as-cende à 300 francs.
Dans les contrats de traversée d’an grand nombre de familles,il est dit : Les personnes sont affranchies de la taxe des hôpitaux etdes pauvres, c'est-à-dire de la capitation, parce que ces taxes sontcomprises dans la somme ci-dessous indiquée. Mais au Brésil il n’existeaucun impôt de capitation. Les colons confondent cette capitation avecla „comission“, ils réclament contre cette extorsion prétendant qu’onfait payer deux fois la capitation; mais il n'en est pas ainsi. Voicicomment il faut s’expliquer cette affaire ; Paravicini s’est servi pourles contrats de traversée de formulaires imprimés qui étaient spécia-lement destinés à ceux qui émigrent aux Etats-Unis et le paragraphequi a trait à la capitation se rapporte à ceux-là et non aux émigrantspour le Brésil ; mais il n’a pas été biffé, et c'est de là qu’est venuela complication que jusqu’ici personne n’avait éclaircie et qui estcause des réclamations continuelles des colons.
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