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Rapport de l'envoyé extraordinaire de la Confédération suisse au Brésil : (du 6 octobre 1860) / Monsieur de Tschudi, au Conseil fédéral sur la situation des colons établis dans ce pays
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leur dette. Plusieurs colons se faisaient même délivrer de la Fazendade* porcs, de la farine de maïs, des fèves, etc., quils vendaiedtpour employer largent quils en retiraient à acheter de leau-de-vie,etc. Pour remédier à de pareils abus on a, dans les contrats posté-rieurs, limité le temps des délivrances de vivres à 6 - 12 mois.

Au §. 7 de larticle 5 les colons se soumettent à un règlementqu'ils ne connaissent point, qui est différend dans chaque Fazenda etqui peut contenir les dispositions les plus oppressives pour les colons.Rien quà la simple lecture des contrats, ce singulier paragraphe a dequoi frapper, et jamais contrat contenant pareille disposition naurait être signé.

La solidarité de garantie de la dette et ce paragaphe condam-nent Mifflsamment ces contrats, sur lesquels je m'abstiendrais dentrerdans plus de détails. Au moment les émigrants y ont apposé leurssignatures, ils ont mis le sceau à leur infortune pour une longue suitedannées.

3. La capitation.

La maison Vergueiro et Cie. imposa chaque colon quelle imihigradune commission de 10,000 Rets (environ 30 francs) par tête etpour les enfants au-dessous de 8 ans de 5,000 Reis. La maison Ver-gneiro et Cie. fut autorisée au prélèvement de cette commission parlassemblée des députés provinciaux de Sao Paulo . Cest une injustice,qui a été amèrement blâmée tant par le Gouvernement que par lesFazendeiros, davoir octroyé à la maison Vergueiro et Cie. Ce privi-lège de prélever sur les colons un impôt auquel leur contrat ne lesengageait pas. La maison Vergueiro a également prélevé cette com-mission des colons quelle a établis dans ses propres colonies , mêmedes individus morts durant la traversée, elle la mise à la charge dessurvivants. Pour plus dune famille nombreuse cette commission as-cende à 300 francs.

Dans les contrats de traversée dan grand nombre de familles,il est dit : Les personnes sont affranchies de la taxe des hôpitaux etdes pauvres, c'est-à-dire de la capitation, parce que ces taxes sontcomprises dans la somme ci-dessous indiquée. Mais au Brésil il nexisteaucun impôt de capitation. Les colons confondent cette capitation aveclacomission, ils réclament contre cette extorsion prétendant quonfait payer deux fois la capitation; mais il n'en est pas ainsi. Voicicomment il faut sexpliquer cette affaire ; Paravicini sest servi pourles contrats de traversée de formulaires imprimés qui étaient spécia-lement destinés à ceux qui émigrent aux Etats-Unis et le paragraphequi a trait à la capitation se rapporte à ceux- et non aux émigrantspour le Brésil ; mais il na pas été biffé, et c'est de quest venuela complication que jusquici personne navait éclaircie et qui estcause des réclamations continuelles des colons.

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