GRANDE-BRETAGNE ET IRLANDE . 27
la Tamise ). — La Blackwaier, formée du Can et du Chelmer, arrose Chelms-ford ; — le Stour finit à tlarwich ; — le Gipping à Ipswich ; — le Wavencyà Lowestoft ; — le Yare (Norwich) à llreat Yarmouth ; — la Grandé-Ouse (Buckingham, Bedford, lluntingdôn, E!y, Kings’lynn ) grossie à droitede la Cam (Cambridge ; ; — la iVe?îv(Northampton, Peterborough ;— la Welland (Stamford, Spalding); —la Witham (Lincoln, Boston ); cesquatre rivières venues des plateaux du centre, au sud, à l’ouest et au nord,traversent les tourbières et les marécages des Fens, ancien golfe marindesséché ou reconquis, et transformé en polders; le \Vash tout entier serasans doute un jour changé en terre ferme. — L'Humber est un estuairemaritime de 50 kilom., formé par : 1° le Trent (175 kilom.) (Nottingham ,Newark , Gainsborough), grossi à droite du Soar (Leicester, Lough-borough); à gauche, de la Sow [(Stafford). 2“ la Petite-Ouse (York ,Selby), grossie à droite de la Wharfe, de l 'Aire (Leeds) et son affluent, laCalder (Wakefield) ; à gauche de la Swale (Richmond) du Derwent; —l 'Esk finit à Whitby ; — la Tees entre Stockton et Middlesborough ; — leWear (Durham) à Sunderland; — la Tyne , venue du Crossfell. commela Tees, passe à Alston, à Hexham, entre Newcastle et Gateshead ,et finit à Tynemouth; — la Tweed (154 kilom.) devient anglaise sur sarive droite en aval de Carliam ; son embouchure et le port de Berwicksont anglais .
Laos . — Tous les lacs d’Angleterre se rencontrent a l’ouest dans lesdistricts montagneux. La région lacustre, appelée Lake-District, s’étendsur trois comtes (Cumberland , Westmoreland, Lancaster). « Elle se dis-» tingue parle charme, la fraîcheur et l'harmonie des paysages. Elle associe» dans certains endroits les traits sauvages de l’Ecosse avec les beautés» douces et luxuriantes de l’Angleterre. Ce qui constitue son originalité,» c’est un sentiment de grandeur allié presque constamment à la grâce...» La nature se présente ici sous un aspect suave et souriant, qui n’exclut» point la majesté. » (A. Esquiros.) Les principaux lacs sont ceux deWindermere, à l’ouest de Kendal (20 kilom. car., prof. 73 m.). alimentépar la Brathay et la Bolhay, le roi des lacs anglais , couvert d'iles ver-doyantes, et très poissonneux; de Rydal et de Grasmere , plus petits,bordés de prairies et dominés par des cimes rocheuses ; de Derwenlwaterau nord de Keswick (7 kilom. car., prof. 22 m.), au milieu d’un amphi-théâtre de hauteurs boisées, entrecoupées de falaises et de précipices, etdominées à l’est par les sombres roches ardoisières du majestueux Skiddaw;les lacs de Buttermere, de Crummock, de Lowes, de Hawes; le lacUlleswater, au sud de Penrith , le plus grand après le Windermere(8 kilom. car., prof..64 m.), au nord du mont Helvellyn; le. Wast water,ïe plus profond de tous (90 m.) plus rapprochés de la mer. au pied despics escarpés du Scawfell: — Il faut citer dans le pays de Galles les lacsBala au nord du Berwyn; Lynn Ebyr, dans le Plynlimmon, Talyllyn ausud du Cader-Idris. « Ce n’est pas seulement au paysagiste que ia région» des lacs anglais présente un objet d’étude entouré de mille attraits ;» l’archéologue y trouvera les ruines d’anciennes abbayes, de vieux châteaux» couronnés de lierre; l’antiquaire y cherchera les traces des camps romains» et les restes de monuments druidiques; le géologue y demandera le» secret des époques primitives du globe aux roches stratifiées et non» stratifiées, formantune série qui s’étend depuis le granit jusqu’au terrain» carbonifère ; le botaniste y découvrira des plantes" rares ; enfin le litté-» rateur visitera sans doute avec intérêt les lieux où plusieurs des poètes» anglais modernes ont vécu, où ils ont écrit leurs ouvrages et célébré
3
LANrER. — EUROPE.