28 LECTURES ET ANALYSES DE GÉOGRAPHIE.
» quelques-unes des scènes de la nature avec lesquelles ils s’étaient iden-» tilles par un commerce intime et journalier. A cette région se rattachant,» par plus d'un lien, les noms de Wordsworth, de Coleridge, de Southey ,» de Shelley, de Wilson, de de Quincey, de Wilberforce, de mistress» Hemans et d’Harriet Martineau . » (A. Esquiros, Itinéraire descriptifde la Grande-Bretagne, page 3H.)
B.— ÉCOSSE
Limites; aspect physique. — L’Ecosse ( Calédonie , Scotia, Scolland ) aune structure très irrégulière. Les côtes sont découpées par des baies pro-fondes ( frilhs, firlhs ou lochs) comparables aux fiords norvégiens; les dé-chirures de ce littoral tourmenté se reproduisent dans la plupart des septcent quatre-vingt-sept iles ou ilôts qui constituent les archipels de l’ouestet du nord. Longueur du sud au nord, du Midi de Gallovay au cap Dun-cansby (464 kilom.); largeur de la section la plus étroite entre les firtbsde Forth et de Clyde (SHkilom.) ; de la dépression transversale du Glen-more entre le loch Linnhe et le Moray firth (115 kilom.); de la frontièreanglo-écossaise entre le Solway et la Tyne (112 kilom.). — Ces trois isthmesdivisent l’Ecosse en trois masses territoriales; comme en Angleterre, lesmontagnes ( hiqhlands ) dominent à l’ouest et au nord, et les plaines ( loin-lands) sont à l’est et au sud; mais le relief écossais est bien plus puissant,ses rochers plus grandioses, tandis qu’un cinquième de son sol est absolu-ment stérile et rebelle à toute culture. — On a vu plus haut la limite del’Ecosse et de l’Angleterre entre l’embouchure de la Tvne et le golfe deSolway; ailleurs, elle est bornée par la mer; à l’est, par la mer du Nord ; aunord et à l’ouest, par l’ Atlantique ; au sud-ouest, par le canal du Nord;au sud, par la mer d 'Irlande .
Situation astronomique. — Entre 54°3T — 58° de lat. N., et 4°6'— 8°35' de long. 0., sans tenir compte des archipels.
Climat. — Il est humide et doux en général au sud et à l’est, remar-quable par son égalité, plus tempéré en hiver que dans le nouveau monde,ii 20 degrés plus près de l’équateur; grâce au voisinage de la mer, auxtièdes tffiuves des eaux marines, il fait moins froid en janvier dans les Hé-brides que dans la vallée de la Tamise . Les gelées sont moins rudes et lesneiges plus rares que sur le continent à latitude égale. Températuremoyenne estivale, H- 14°; hivernale, + 3°35. Moyenne des pluies sur laterre ferme, 94 millimètres; dans les iles, 187.
Littoral; îles. — 1° Côte orientale. De l’embouchure de la Tweed aucap Duncansby, elle est deux fois entamée profondément par des firths, et,deux fois, projette en avant ses promontoires et ses rochers; au cap Saint-Abbs, elle tourne au nord-ouest, et s'enfonce, à l’ouest, dans le firthof Forlh, dont le rocher de Bass, haut de 125 mètres, refuge de lapins etd'oiseaux de mer, marque l’entrée. Le littoral incline ensuite au nord-estaprès le cap Fife , s’ouvre sur la baie de Saint-André, et le firth du Tay,éclairé par le magnifique phare de Bell-Bock; au sud de Peterhead,s’avance le Buchan ness, la pointe la plus orientale de l’Ecosse . Au capKinnaird, la côte tourne à l’ouest, et forme le double firth de Moray, où dé-bouchent les eaux du Glenmore, et de Dornoch, dominé par le Tarbct-ness;elle reprend ensuite sa direction normale jusqu’à la baie de Sainclair etau cap Duncansby. — 2° Côte septentrionale. Là commence, d’estau sua-ouest, la côte septentrionale d’Ecosse, séparée de l’Archipel des Or-