GRANDE-BRETAGNE ET IRLANDE . 20
cades par le détroit de Penlland , abrupte, hérissée de récifs; inhospita-lière, à cause de ses tourbillons. Le cap Diinnet est le plus élevé au nord,le cap Wrath la termine à l’occident, après la profonde découpure duloch Eriboll. — Les îles Orcades ou Orkney (îles des Phoques ) sont lesplus rapprochées de l'Ecosse au nord-est (10 kilom.); l'accès en est difficileet parfois périlleux; sur soixante-sept îles, vingt-sept sont habitées; leursrivages sont très capricieusement découpés ; leur sol, de grès rouge, peuélevé (l’ile d'ilay a un sommet de 474 m.), fournit des pâturages. — Leslies Shetland continuent les Orcades à 80 kilom. au nord: Pilot solitairede Pair occupe le centre du détroit. Plus sauvages et plus abruptes, plusélevées que les Orcades , les îles Shetland comprennent une centaine d’iles,dont trente-quatre sont habitées. Elles manquent d’arbres, ont des tour-bières et des pâturages, et nourrissent des poneys fort estimés ; les havresde refuge sont nombreux dans l’intérieur de l’archipel. — 3° Côte occi-dentale. Du cap Wrath au golfe de Soluiay, la côte est extrêmementdécoupée. « Les rivages de la terre ferme et des îles adjacentes, dit» M. Vogel, y apparaissent partout, déchirés à l’infini, principalement sous» l’aspect de grandes masses de rochers abruptes, hérissés de pointes et» d'écueils, entre lesquels une multitude d’échancrures et de baies effilées» pénètrent profondément dans les terres et alternent avec de longues» presqu’îles. » Tels sont les lochs Laxford, Broom, Ewe, Torriclon ,YInner Gound, le Slcat Sound, le loch Linnhe, débouché méridional duGlenmore, le firth de Lorn, le Jura Sound, le loch Fyne, le fii-th de laClyde , opposé au firth de Forth , et le firth de Soluiay; les principalespéninsules sont celles de Cromarty, Greinord, Gairloch, Knoidart,Morvern, Lorn, la longue péninsule de Cantyre (Finisterre), la double
^ 11116 des Rynns, qui se termine, au sud, par le Mu/l de Gallouiay,le de Wigtown entre la baie de ce nom et la baie Luce. Les pro-montoires sont innombrables. — L’archipel des Hébrides ( Western Islands ) est une longue chaîne de rochers dentelés et escarpés, que sé-parent, de l’Ecosse , les détroits du Nord Minch, du Little Minch et duBarra Passage. De la pointe septentrionale Butt of Lewis, au promon-toire méridional Barra llead, les Hébrides paraissent ne former qu’unegrande île allongée ( Long Island ), malgré leur infini morcellement; lesprincipales sont : Lewis, au nord, puis liarris, Nord et Sud-Uist, Benbe-cula, Barra , remplies de lacs, de tourbières, de rochers. Plus près de lacôte d’Ecosse s'échelonne un autre cordon d’iles, le plus souvent ratta-chées aux Hébrides intérieures ; la grande île de Skye et ses satellites( Baasay , Soa, Hum, Eig); Mull , dominée par le Ben More (987 m.),résidence du lord des îles, célébrée par Walter Scott . A l’ouest dé Mull setrouve la petite île Staffa et sa merveilleuse grotte de Fingal (V. plusbas); l’ile de Jura, Jslay, la plus méridionale, très vaste, mais stérile;au total, trois cents îles ou îlots environ, dont quatre-vingts sont habitéesd'une façon permanente. — Les îles de Bute et à’Arran , dans le golfede la Clyde , forment un comté écossais ; Bute est peu élevée et fertile,son climat très doux; Arran a des pics imposants au nord ( Goat fell oumont des Chèvres, 980 m. ; Coq d'Arran) ; le sud de l’ile renferme desplaines accidentées et bien cultivées. Le port de Lamslah, à l’est, est undes meilleurs mouillages du golfe.
Relief du sol. — L’Ecosse est presque entièrement couverte de montagnes(highlands) et de hauts plateaux tourbeux (high moorlands); la divisionancienne et nationale, généralement adoptée, est celle des highlands etlouilands (hautes et basses terres); elle est justifiée par l'aspect général