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GRANDE-BRETAGNE ET IRLANDE ,vante, la ville monstrueuse qui travaille et qui s’enrichit. »(E. deAmicis 1 , Souvenirs de Paris et de Londres , p. 342,trad. de M mo Colomb ; Paris, in-18,1880, Hachette .)
Phares. — Les Anglais ont fait les plus grands sacrifices pour assurer àla navigation, autour de leurs rivages, la plus grande sécurité possible. Lesrécifs sous-marins, les bancs de sable, les hauts-fonds, les écueils de touteespèce, qui ont jadis causé la perte de tant de navires, ne sont plus aujour-d'hui redoutés. La plupart, munis de fanaux, de phares, d’appareils àcloches, de bouées flottantes, servent au contraire d’instruments de salut.Une corporation, celle de Trinity-JIouse, fondée en 1312 en vertu d’unecharte de Henri VIII , et qui a actuellement pour grand maître le ducd’Edimbourg, second fils de la reine Victoria , a pour but de développer lanavigation anglaise, d’en favoriser les progrès, de former de bons pilotes,et surtout de veiller à l’éclairage des côtes britanniques par les floatinglighls (lumières flottantes), les light-vessels (vaisseaux-lumières), les coast-guards (gardes-côtes), les wacht-vessels (vaisseaux de guet), les light-houses (phares). Un des plus beaux phares de la Grande-Bretagne est celuid’j Eddystone quatre fois rebâti sur le rocher de gneiss qui émerge dela Manche au large de Plymouth ; le premier phare, érigé en 1696 parWinstansley, fut englouti par la tempête avec les ouvriers et l’ingénieur,dans une nuit d’hiver, en 1703; le second, construit en bois par un mercierde Londres , John Rudierd, en 1708, fut incendié en 1733; le troisième,œuvre de l'illustre mathématicien Smeaton (1739), fut bâti en pierressolides rayées de bandes horizontales alternativement rouges et blanches,pour attirer les regards des marins. Les coups de mer avaient fini parl’ébranler, et la vague en avait rongé la base. Il fut rasé, et une nouvelletour, à une distance de 40 mètres du phare de Smeaton , et deux fois plushaute (130 pieds), fut érigée de 1878 à 1882, par J. Douglas, ingénieuren chef de Trinity-IIouse. — A l’embouchure du Tay (Ecosse ), sur lerécif d ’Inch Cap ou de Bell rock, d’autant plus redoutable qu'il étaità peine recouvert par l’eau à marée basse, Robert Stevenson réussità elever, de 1807 à 1810, une tour de pierre de 100 pieds de haut, de42 mètres de diamètre à la base, qui coûta plus de 1300 000 francs. Sonfils bâtit 'le phare de Skerryvore sur des rochers épars, barrant la routede la Mersey à la Clyde, à la hauteur de l'ile de Tyree. Il faut citer encorele phare du Piocher du Loup, en'avant du cap Land’s End, à 116 pieds dehauteur, achevé en 1869, et muni d’une énorme cloche pour les temps debrouillards. La ligne des côtes des Iles-Britanniques est de 9 383 millesmaiins (2403 en Angleterre, 4460 en Ecosse, 2318 en Irlande ). D’après lelivre Plie Lighthouses of the World, la Grande-Bretagne avait en 1879439 phares, soit en moyenne un signal lumineux par 24 milles de côte 2 .
Chemin de fer métropolitain. — Beaucoup d’autres travaux pu-blics témoignent d’un effort gigantesque et d’une singulière audace. Quiconquea visité Londres, s’est donné le plaisir de passer sous la Tamise , entreAVapping et Kotherhithe, par le Thames tunnel , une des merveilles de