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L' Europe (sans la France) : choix de lectures de géographie accompagnées de résumés, d'analyses, de notices historiques, de notes explicatives et bibliographiques / L. Lanier
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SUÈDE ET NORVÈGE .

» La ville est toute moderne. Le gouvernement, séduit parle voisinage des Loffoden, lui octroya de nombreux privilègesdans l’intention d’y attirer le commerce; mais, comme toutesles créations artificielles, elle resta longtemps stationnaire, etc’est seulement dans les dernières années qu’elle est un peusortie de sa torpeur. Toutefois, elle est encore bien loin d’ac-quérir l’importance de Tromsô. La route qui conduit de Bodô àl’église de la paroisse traverse un district d’apparence fertile etpeuplé. Nous y vîmes s’accentuer de plus en plus l’inverse duphénomène que nous avions observé trois semaines auparavantsur les bords du Muonio et dans les fjelds de la Finlande . Amesure que nous redescendions vers le sud, le feuillage reparais-sait plus touffu et plus vivace, le bouleau faisait place au pin, etle pin même rachetait, par le voisinage d’essences plus méri-dionales, l’austérité un peu monotone de son émeraude. On re-trouvait le bruissement des insectes, on revoyait voltiger lesoiseaux. Des fleurs plus nombreuses émaillaient, dans les val-lons, des pâturages plus veloutés. Enfin, les assises des mon-tagnes commençaient à disparaître sous des vagues de verdure.Mais comme leurs crêtes devenaient toujours plus chauves etleurs flancs plus décharnés, cette renaissance de leur parurevégétale ne faisait que les relever encore par un nouveaucontraste de fraîcheur et de sauvagerie. » (Goblet h’Ai.yiei.la. * *,Sahara et Laponie ; 2 e édit. 1876, in-18, avec gravures, Paris ,Plon.)

lia Laponie ; la pêche.

Dans les régions septentrionales du Finmark , le réveil de la nature alieu pendant les mois de juillet, d’août et de septembre : « A cette époque» de l’année, la vie se double par la longueur des jours, par les transfor-» mations subites du paysage ; il faut que la nature accomplisse en trois» mois son œuvre d’une année ; le moindre retard compromet l’existence» de l’homme. Si le seigle tarde à monter en épis, les populations n’au-» ront point de pain, car un souffle glacé viendra, dès la fin de septembre,» frapper la nature de stérilité.

» pentes de longues courbes do verdure; puis on ne voit plus de distance en» distance que du noir et du blanc, tantôt des rochers et tantôt des neiges...« Dans les enfoncements des fields, se succèdent de grands lacs rangés à la file.» Les plus hauts déversent leurs eaux dans les plus bas par des elfs abondants■» qui glissent sur ces pentes douces et ne forment qu’une cascade ininterrompue

* dont la chute a une hauteur d’environ 1000 mètres. » —* (Mittheilungen deGotha, 1869, IX.)

1. Sur M. Goblet d’Alviella, voir nos Lectures sur l’Afrique , p. 212.