entre Liebenwalde et Oderberg ; — canal de M&rits-Havel (33 kilom),à travers les lacs du Brandebourg; — canal de Frédéric-Guillaume ou de Müllron (1669), long de 23 kilom. qui relie l’Oder à l’Elbe parla Sprée et la Havel; — canal de Berlin-Spandau (1848-S9); —canal de Bromberg (Posnanie ) ouvert en 1714. long de 26 kilom., quiunitlaBrahe, près de Bromberg , à la Netze, près deNakel; — le réseau descanaux qui relient ensemble les lacs innombrables de la llasovie (Prusseorientale ), et constituent une importante voie de navigation de 128 kilom.,surtout utilisée pour le transport des bois de la contrée; les ports de ceréseau sont: Angerburg, Lôtzen , Khein, Johannisburg, Nicolaiken; —canal de Klodnitz (Silésie), long de 46 kilom., entre l’Oder et leshouillères et fonderies de Gleiwitz et Zabrze; — canaux de Plaue ,longs de 30 kilom., entre l'Elbe , la Ilavel et l'ilile. — Postes, 17 452 bu-reaux; 2034 millions d'expéditions. — Télégraphes, 13413 bureaux (1885),19 millions de dépêches.— Marine marchande (1883), 4237 navires, dont630 à vapeur et 1294 000 tonnes : 2 689 navires à la Prusse, 480 à Hambourg ,342 à Brème, 344 au Mecklembourg, 340 à l’Oldenbourg , 43 à Lubeck.
Races. — Très mêlées, comme le prouvent les découvertes des anthro-pologistes, et la comparaison des crânes et des ossements trouvés dansles marécages, sous les dolmens et les tertres funéraires; le pays germain(Deutscbland) a été peuplé par des Finnois, des Celtes, des Germains ,des Slaves , des Latins même. Les migrations et les invasions se sontcroisées sur le sol de la Germanie , et les persécutions religieuses, dans destemps plus récents, y ont amené plusieurs colonies étrangères (Hollandais et Français). Les noms de Bohème et de Bavière dérivent de celui deBoïens , tribu gauloise qui occupa ces contrées jusqu'à’ l’invasion desSuèves et des colons romains. L’élément slave [Tchèques, Lettons, Polo-nais, Wendes) forme le fond de la population en Prusse, Posnanie ,Poméranie, Silésie, Brandebourg . Le dénombrement officiel de 1880 indiquesur un total de 43 millions d’individus 41 400 000 Allemands,2 860 000 Polonais, 300 000 Français, 150 000 Danois , 150 000 Lettons,137000 Wendes, 54000 Tchèques. « Certainement, dit M. Grad, le nombre» de sujets allemands non Allemands d’origine dépasse de beaucoup ce» total officiel de 3722 000. » — Nationalités étrangères (d’après Gotha) :117 574 Autrichiens - Hongrois ; 28 244 Suisses; 83593 Danois ;17772 Hollandais; 17393 Français; 15107 Russes; 11155 Anglais ;10 326 Américains ; 9900 Suédois; 7 584 Luxembourgeois ; 7132 Italiens;4555 Belges; 5 520 divers. — Emigration . Elle a pris des proportionsénormes depuis quinze ans: en 1871, 75000 individus; en 1872, 125000;en 1875, 30 773; en 1880, 106 190; en 1881, 210547; en 1882, 193869 ;en 1885, 103 642; les ports de départ sont : Hambourg, Brème, Stettin ,Anvers, le Havre; les pays de destination (en 1885), les Etats-Unis ,98 000 individus; le Brésil, 1713; le reste de Y Amérique, 2331; l'Aus-tralie, 604; Y Afrique, 294; l’Asie , 72 L — Dialectes. La langue alle-mande est l'instrument principal de l’unité nationale. « Par la force deschoses, les populations de langue étrangère établies sur le territoire de
1. Pour l’Europe , voici d’après un tableau dressé par M. de Hell (Bull, consu-laire, 1885. 4° fasc.) quelques chiffres intéressants : il y a en France St 988 Alle-mands domiciliés; 50000 en Russie; 93000 en Autriche, 95000 en Suisse ;43000 aux Pays-Bas; 40000 en Angleterre; 34000 en Belgique; 33000 en Dane-mark; 4200 en Algérie , etc.