Buch 
L' Europe (sans la France) : choix de lectures de géographie accompagnées de résumés, d'analyses, de notices historiques, de notes explicatives et bibliographiques / L. Lanier
Entstehung
Seite
493
JPEG-Download
 

ALLEMAGNE .

493

l’usine reçoivent leur salaire entier pendant la durée de lasuspension de leur travail ; les soins gratuits du médecin sontassurés aux malades, et s’ils viennent à mourir, leurs funéraillesse font aux frais de l’association. Krupp a fait construire degrands établissements de consommation : brasseries, boulan-geries, boucheries, qui, grâcé à des marchés avantageux, passésen gros, peuvent fournir aux ouvriers, à des prix très bas, desapprovisionnements de bonne qualité. » — D’après Turgan , lesGrandes Usines, t. VI (in-8°, M. Lévy) ; — la Revue britan-nique (1863); — le Journal officiel et la Gazette d’Augsbourg (1876) ; — l’Allemagne illustrée , de Malte-Brun, t. I. »

II n'existe pas en Allemagne d'autre fabrique comparable à celle d’Essen ,mais toute cette partie de la vallée du Rhin , et les vallées secondaires dela Ruhr et de la Wupper retentissent du bruit des usines et des hauts four-neaux; autour de Dusseldorf , toutes les campagnes travaillent le fer;Remscheid, le SheÆeld allemand , fabrique dans les forges et aciériesqu’alimentent ses 18 ruisseaux, des faux, des charrues, des haches, desoutils et des engins de toute espèce ; Solingen et son groupe ont la spé-cialité des armes blanches, et se vantent d’avoir appris des croisés, revenusde Damas, l’art de tremper les lames des épées et des sabres. Des milliersd’ouvriers fabriquent à domicile la plupart de ces articles qui sont ensuiteajustés, repassés et finis dans les ateliers de Solingen . Le bassin houillerd’Essen se prolonge en Westphalie jusqu’à Dortmund et Boclium ; lesports fluviaux de ilurhort et de Dnisbourg, près du confluent de la Ruhr avec le Rhin , sont les grands entrepôts et marchés de houille de la région.

L'iinilire de la mer Baltique .

Au nord de ICônigsberg, entre le Frische Haff où se jette la Preçel, etle Curische Ilaff où finit le Niémen , s’élève un plateau quadrangulaire de100 à 150 mètres : les villes de Pillau, Kranz, Labiau, Tapiau en occupentles extrémités; c’est le Samland , dont le littoral a reçu le nom de Côtede l'Ambre. Depuis plus de 4 000 ans, la Prusse orientale fournit au com-merce et à l’industrie cette précieuse substance que les caravanes des mar-chands phéniciens, grecs, étrusques venaient chercher dans ces lointainescontrées septentrionales à travers les solitudes de la Sarmatie. Des piècesde monnaies grecques, des bronzes étrusques retrouvés dans les sables decette région, une inscription cunéiforrcîè assyrienne déchiffrée de nos jourspar M. Jules Oppert , révèlent la présence des trafiquants du midi et l'exploi-tation de l’ambre sur la Baltique dès la plus haute antiquité.

« L’ambre ou succin est la résine non pas, comme on l’a dit,» d’un peuplier, mais d’un conifère dont il devait exister des» forêts immenses, dès le principe de la formation des terrains» secondaires, à l’époque du soulèvement des montagnes du