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de bronze, brasseries et distilleries, tous les genres de fabrication, secon-dés par des canaux, des chemins de fer 1 et des voies nombreuses et com-modes, s’exercent dans la capitale et accroissent incessamment, sa puissanceéconomique. Les quartiers les plus industrieux, les plus peuplés et les pluspauvres sont le Wedding, le Moabit , le Yoigtland, zone des faubourgs quis’étend au nord-ouest, entre la Sprée et le chemin de fer de Stralsund . Lesenvirons de la porte d’Oranienbourg sont désignés sous le nom de forges deFî(Zeani.C’estlà,en effet, que le fils d’un pauvre charpentier de Breslau ,Jean-Charles-Frédéric Borsig, élevé aux frais de l’État à l’Institut industrielde Berlin, d’abord monteur et contremaitre dans les ateliers d’Egell, succédaà son patron, agrandit les fabriques, établit au Moabit des forges et lami-noirs, et se mit à construire des locomotives. La première sortit des ateliersen 1841 ; en 1854, quelques mois avant de mourir, le forgeron million-naire fêtait l’achèvement de la cinq centième. Jusqu'en 1884, 5 000 avaientété fabriquées. — « Lorsque Berlin , dit M. Reclus, déjà si riche en che-» mins de fer qui la mettent en communication directe avec toutes les» villes importantes de l’empire, sera aussi reliée à la Baltique par un canal» de grande navigation, lorsque la capitale de la Prusse sera aussi devenue» port de mer, alors sans nul doute l’industrie locale, déjà si considé-» rable, prendra des proportions telles que Berlin n'aura plus de rivales« allemandes. Plus de la moitié de la population berlinoise est employée» dans les ateliers et les manufactures. »
lies grands ports de l’Allemagne .
Hambourg. Le port de Hambourg a été depuis le douzième siècle, àl'époque de la formation de la ligue hanséatique, la grande métropole du com-merce de l’Allemagne (voy. p. 447). Etablie d’abord sur l’Alster , où Charle-magne avait fondé, dit-on, Ilammabourg (le bourg de la forêt), et ravagéepar les Normands au neuvième siècle, la cité primitive, que les marécagesde Brook séparaient de l’Elbe , se rapprocha du fleuve en creusant un canal,puis en forçant, par une audacieuse dérivation, le bras principal de l’Elbe à couler dans ses murs. D’immenses travaux ont amélioré la navigation ;les rives ont été bordées de quais et d’entrepôts ; l’Elbe , pénétrant à l’estdans la ville, s’y ramifie en canaux innombrables (fletchen) que traversent* plus de quatre-vingts ponts ; leur profondeur, qui est de deux à cinq mètres,tortement accrue par la marée montante, permet aux grands navires d’abor-der aux portes des magasins qui s’ouvrent, comme à Amsterdam , directe-ment sur les eaux du fleuve. « Le port, formé par le bras principal de» l’Elbe même, comprend entre les quais de la ville, l’ancien marais du» Crasbrook et les iies du fleuve, tout un labyrinthe de chenaux et de bas-
1. Le métropolitain de Berlin. — Berlin possède, comme Paris , un cheminde fer de ceinture qui relie entre elles les onze lignes ferrées delà capitale, maisles gares étaient trop éloignées du centre, et en 1S75 la construction du métro -politain fut décidée ; les travaux commencés en 1875, ont été achevés en 1881,la ligne ouverte en 1S32. Le métropolitain, long de 11 kilomètres, se rattache àtoutes les lignes partant de Berlin ; il fait dans l’intérieur de la ville le servicelocal. L’organisation est telle que 492 trains pouvent être lancés par jour sur lesvoies locales, et 146 sur les voies extérieures. Le chemin traverse la ville del’est à l’ouestdans le sens de la Sprée, de la gare do Francfort à celle de Char-lottenbourg; elle est constamment aérienne sur viaduc de maçonnerie, large da14 à 15 mètres, élevée à 7 ou 8 mètres au-dessus des rues.