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nourrir les bestiaux. On trouve aussi des défenses et d’autresossements d’éléphants. Les géologues supposent que les salinesde Vieliczka proviennent d’un dépôt des eaux de la mer, quijadis aurait baigné le pied des Carpalhes. » (Magasin pittoresque ,t. XXVIII, p. 61 .)
Huit cents ouvriers et quatre cents chevaux environ travaillent dans cesmines. La production moyenne annuelle est d’un million de quintaux, dontla moitié se consomme en Pologne ou en Galicie. Bochnia , située à l’estde Vieliczka, possède des salines fort importantes et depuis longtempsexploitées.
Vienne : la tour de la cathédrale.
Vienne, admirablement située au cœur de l’Europe , au point de croise-ment des routes de l’Adriatique à la mer du Nord et de 1 Atlantique à lamer Noire , est une des capitales les plus animées et les plus gaies du con-tinent. Le canal du Danube la partage en deux parties principales ; sur larive droite s'étend la vieille cite aux rues étroites, bordées d’hôtels somp-tueux, demeures de l’aristocratie; dans les quartiers voisins sont rassem-blés les ministères, les palais, les édifices publics, les musées, la cathé-drale de Saint-Etienne , et les jardins publics. Les anciens remparts ont étéremplacés par de larges et magnifiques boulevards (rings) plantés d’arbreset ornés de façades monumentales. Le point le plus animé est le Graben .« Le Graben, avec ses magasins qui font feu de toutes leurs pièces, qui» excitent toutes les convoitises, qui sollicitent tous les goûts, qui peu-« vent satisfaire tous les caprices et tous les luxes, le Graben avec ses» cafés dorés, aux divans recouverts de velours rouge, et qui, l’été, essai-» ment leurs consommateurs sur la place à l’abri de tentes coquettes ; —» le Graben , avec sa houle de promeneurs et de promeneuses, est le bou-» levard des Italiens de Vienne . » (V. Tissot). Sur la rive gauche duDanube, à l’extrémité du faubourg de Léopoldstadt, s’étendent le Prater , leliois de Boulogne des Viennois, et plus au nord, le beau parc de l’Augar-ten. Sur les montagnes voisines, Vienne a conservé de magnifiques forêtscomme celles qui tapissent les pentes du Thiergartcn, au midi, derrière lesépaisses charmilles du château de Schœnbrünn. » Schœnbrünn est le Ver-» sailles des empereurs d’Autriche , au dire des Viennois. Mais si le parc» rivalise avec celui du roi-soleil, le palais ressemble bien plus à une ca-» serne qu’à une demeure souveraine, avec ses 1400 chambres et ses 139» cuisines. Gargantua serait satisfait de ce déploiement inusité de broches« et de fourneaux. Les statues et les groupes des fontaines n’ont qu’une» parenté éloignée avec les chefs-d’œuvre qui décorent les bassins de Ver-" sailles. Sauf des ours jouant comme des petits chats entre les pattes» velues de leur respectable mère, nous n’avons rien remarqué de curieux» dans les cages du jardin zoologique de Sa Majesté. En revanche, les bois» qui couvrent les collines dominées par les arcades de la Gloriette sont» coupées de sentiers mystérieux où s’égarent de tendres rêveries. De la» terrasse de la Gloriette la vue s’étend sur le panorama de Vienne , sur» ses palais, ses églises, ses ruines encadrées par les cimes nues des Alpes » de la haute Autriche . » (A. Joubeut, Correspondant, 25 mai 1875.)
Le plus beau monument de Vienne est la cathédrale de Saint-Etienne dont