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fies neutres, se réconcilia avec Georges II ! et entra dans toutes les coali-tions contre Napoléon . Vaincu à Austerlitz (lSO'i), à Eylau, à Friedland (1807),il traita à Tilsitt, et resserra son alliance avec l’empereur à Erfurth. La Fin-lande fut le prix de sa coopération contre la Suède (traité de Frédériks-liamm, 1809); la Galicie orientale, le prix de son concours contre l’Autriche (paix de Vienne) ; la ltessarabie lui fut cédée par la Turquie de nouveauvaincue (traité de Bucharest, 1812) ; la guerre de Perse , suscitée par l’in-tluence française (1806-1813), donna à l'empire le Chirvan, le Karabagh etle Taiisch (traité de Goulistan). La rupture de l’alliance franco-russe et laguerre patriotique de 1812 furent le signal du soulèvement de l’Allemagne et le préludé de la chute de Napoléon . Les traités de 1815 créèrent avec laplupart des anciens territoires polonais un royaume de Pologne qui futdonné au tsar, doté d’une constitution libérale, et gouverné quelquesannées par un vice-roi et une diète. C'est à l’imluence d’Alexandre que futdû le pacte mystique de la Sainte Alliance , qui se transforma bientôt, sousla direction de Metternich et de l’Autriche en une ligue de souverains arméscontre l'indépendance des peuples 1 . Au dedans, Alexandre ne suivit pas unepolitique constante; au début, son règne fut une époque d’émancipation, degénéreuses idées et de réformes: liberté de circulation, adoucissement de lacensure, abolition de la chancellerie secrète et de l'inquisition d’Etat, projetsd’émancipation des serfs et de constitution politique libérale, tolérance pourles raskolniks, substitution des ministères aux collèges de gouvernement,organisation de l'instruction publique par la division de l’empire en sixcercles scolaires, etc., tels furent les plans généreux à l’exécution desquelsprésida le ministre Speranski « le Ttirgot moscovite . » 11 mit contre lui toutle monde, nobles, fonctionnaires, propriétaires, le peuple lui-même qui seplaignait de la lourdeur des impôts. La noblesse de cour l’accusa de trahi-son et réussit à le perdre aux yeux du tsar, que la grandeur de ses réformesépouvanta. Il fut destitué et banni. Une réaction politique et universi-taire éclata sous le ministère d’Araktchéef « le grossier caporal de Gat-ckina, l'instrument de la tyrannie de Paul I er , l'ennemi né de toute idéenouvelle et de toute pensée de réforme, l’apôtre du pouvoir absolu et del’obéissance passive. » Alexandre, devenu triste et défiant, renonça à sesidées libérales et subit l’influence de YAraktcheevtchina. L’oppression dugouvernement provoqua alors la formation de sociétés secrètes à Moscou ,Saint-Pétersbourg, Kief, Varsovie ; des princes, des nobles, des officiers, dessoldats et des paysans y adhérèrent; elles couvrirent d’un immense réseaul’empire tout entier et échappèrent à la surveillance de la police. — Le secondfrère d’Alexandre, Nicolas I er , lui succéda (1825-1855) ; il inaugura sonrègne par la répression d’un complot militaire qui éclata dans la capitale etpar des guerres contre les Perses et la Turquie . La Perse vaincue par Pas-kiévitch céda les provinces d'Erivan et de Nakitchevan (traité de Tonrk-mantchaï, 182S); la Turquie , après Navarin, abandonna au traité d’Andri-nople le delta danubien et la Géorgie turque avec Anapa, Poti , Akhalkalaki.Pour assurer la communication avec l'Asie méridionale par les deux extré-mités du Caucase et par les cols intermédiaires, Nicolas dut conquérir laCaucasie tout entière. Mais les belliqueux montagnards Tclierkesses, Ahkazes