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turelle de plus de 200 mètres de largeur, et que peu à peu elles’est remplie de tout le uaphte venu de droite et de gauche ets’échappant des puits en exploitation. L’abondance du produitest telle que personne ne songe à tirer parti de la quantité con-sidérable de naphte contenu dans ce lac et qui appartiendraità qui voudrait le prendre. »
Près de Sourahaneh, sont des lacs de sel desséchés, et deux puits denaphte hlanc très pur, dont on se sert, sans avoir besoin de le distiller,pour faire la benzine. Sur le plateau de Sourahaneh, les disciples de Zo-roastre ont construit jadis un temple où ils adoraient le feu. L’industrie mo-derne a capté le dieu et l’a fait servir à la distillation du naphte. La com-
K 'e russe du naphte a respecté le monastère guèbre, mais elle a confisquéis grande partie de ses feux. Aujourd’hui, un seul guèbre l’habite,délégué par ses coreligionnaires de l’Inde . La compagnie lui a cédé un peude gaz, et le feu sacré brille encore dans le temple du dieu.
« Le guèbre nous fait asseoir sur le banc pendant qu’il sedéshabille devant nous. Il revêt un costume blanc; le pendjama,le courta, le choya , tout cela est blanc; il change aussi de tur-ban, puis s’en va à la chapelle allumer sept ou huit becs de gaz.Je dis des becs de gaz par condescendance : à proprement par-ler, c’est l’enfance de l’art en fait de becs. Dans l’intérieur de lamaçonnerie, on a réservé des creux, dans lesquels circule le gaz;puis on a ménagé de petits trous ronds, percés dans l’enduit quirecouvre la maçonnerie. Dans ces trous sont fichées de petiteschevilles de bois. Dès qu’on les enlève, le gaz sort, on l’allume,et voilà ! C’est ce qu’on peut appeler un bec primitif.
» Le gaz allumé, notre guèbre se place devant son espèced’autel, prend une sonnette delà main droite et se met à sonneren entonnant une litanie lente et triste. Un instant, il arrête àla fois chant et sonnette, et reste comme en extase; il recom-mence sa litanie, s’agite, puis pose la sonnette et fait tinter unegrosse cloche suspendue à la voûte, à l’entrée de la chapelle.Son office accompli, il prend un petit plateau, sur lequel sontdes morceaux de sucre candi blanc et rose, et vient nous lesoffrir en échange d’un rouble que lui donne chacun de nous.
» Cette cérémonie terminée, nous sortons de sa cellule pouraller dans la cour intérieure. Nous nous trouvons là en présenced’un temple carré, construit juste au milieu de cette cour. Uneespèce de galerie voûtée, ayant vue sur la cour par de grandesouvertures cintrées, fait le tour du temple; on y monte par lescinq ou six marches d’un large perron, qui règne sur tout l’exté-