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ce côté de la mer, puis il stoppe, et, à un signal donné par lui,deux matelots jettent à la mer des paquets d’étoupes enflammées.Au même instant, et comme par enchantement, nous noustrouvâmes tout environnés de flammes. Autour de nous, à plu-sieurs centaines de mètres, toute la surface de la mer flambait...Je croyais naviguer sur un immense bol de punch. Mais cesflammes, d’un jaune bleuâtre, ne dégageaient que très peu dechaleur. Cela dura ainsi plusieurs minutes ; puis la nappe defeu se déchira pour se former en îlots flamboyants, séparés entreeux par de grands espaces tout noirs.
» Ce phénomène est dû à certaines sources jaillissantes denaphte qui se trouvent au fond de la Caspienne . Le naplite, plusléger que l’eau, monte à la surface et y forme une couche assezépaisse et qui s’étend plus ou moins loin, suivant que la mer aété plus ou moins agitée. Aussi le moindre vent suffit-il pourdisperser cette couche d’huile et empêcher le phénomène de seproduire. » (A. Kœchi.in-Schwartz, Un touriste au Caucase,ch. xii ; Paris , in-18, Iletzel.)
a Les pêcheries des embouchures du Volga sont considérables;les habitations des pêcheurs et autres employés y forment unvillage composé d’une centaine de maisons. Leur trait principalest un immense barrage pratiqué dans un des bras du fleuve oùla navigation est interceptée. La circulation des bateaux se faitpar une seule ouverture. Sur la rive s’étendent de vastes bâti-ments dont la plupart sont construits sur pilotis; de larges esca-liers en descendent jusqu’au bord de l’eau pour faciliter le trans-port du poisson aussitôt qu’il est pêché.
» Les pêcheurs du Volga ne parlent guère qu’avec dédain despoissons de toute espèce qu’on sale et fait sécher pour les trans-porter dans l’intérieur de l’empire : ils réservent leur estime pourl’ichthyocolle, l’esturgeon ordinaire et le bélouga. Chaque pêche-rie est pourvue de bateaux de différentes dimensions. Dès que lepoisson est pris, on le porte au bateau : c’est là qu’il est ouvert,fendu et nettoyé. En arrière, sur la terre ferme s’élèvent les bâti-ments où sont creusés, en forme de caves, de grands magasins;des auges s’y étendent d’un bout à l’autre; on y fait une fortesaumure et on y étale les poissons qu’on range par couche, puisque l’on couvre de sel. Tous les espaces libres entre les auges sont
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