ou d 'Athènes renfermant les iles A’Egine, Koulouri (Salamine ), la baie deLeusina (Eleusis), celles de Megara, Kekriês, Epidauros , etc.; presqu’îleA’Argos terminée par les pointes Skyli et Mylonos, et flanquée au sud•des iles d Hydra, Dhoko et Spezzia; — au sud, golfe de Nauplie ; pres-qu'îles d 'Epidaure, de Laconie et de Messénie , plongeant dans la mer parles caps Malia (Malea), Matapan (Tœnarion), Gallo, et séparées entreelles parles golfes profonds de Maralhonisi e t de Coron; — à l’ouest, baiede Navarin, ile Sphagia (Sphactérie), golfe A'Arkadia , golfe de Lépante ou Corinthe qui se prolonge à l’est par les baies de la Nouvelle Corinthe et de Livadostro, au nord par celles A'Aspra Pilia et de Salona ; l’entréedu golfe de Lépante est resserrée entre le château de Roumélie et celui deMorée; le golfe de Patras, qui s’ouvre entre le cap Iialogria et le capliakari en forme le vestibule; au large, à l’ouest, se suivent du sud au nordles iles de Zantc, Kephalonia, Thiaki (Ithaque), Santa Maura ou Leucas;entre Leucas et l’Acarnauie s'ouvre la baie de Zaverda; plus au nord, entreVonitza et l’revesa, prés des ruines et de la pointe d’Actium , s’étend lespacieux golfe û'Arta.
I. Iles de la mer Egée. — Le golfe d’Athènes renferme l’ile A'Egine,couverte de montagnes au sud (mont Saint-Elie ), et plate au nord ; —Poros (anc. Calaurie) où Démosthène s'empoisonna, située en face deTrézène; — Salamine , creusée de baies profondes, hérissée de sommets,peuplée de pécheurs, d’agriculteurs et de marins; — Hydra et Spezzia,toutes deux montagneuses, foyers de l’insurrection maritime pendant laguerre de l’indépendance; — l’Eubée, ou Négrepont , est la plus grandede toutes, longue de 190 kilom., large au minimum de 24, au plus de 32.Elle est très fertile et très accidentée; les montagnes n’y forment pasd'arête continue; au nord-ouest, les monts IÀthada (945 m.),et le Placo-vouno; au centre, les monts Dipso, Kandili (1203), et Delphi (743 m.);au sud, le Saint-Elie (llagios Elios, 1205 m.). Au fond des riches et pitto-resques vallons, jaillissent des sources thermales très chaudes. « Nulle» part en Grèce , écrit M. Isambert, on ne trouve une végétation plus» belle et plus puissante que dans la partie septentrionale de l’ile. Les» flancs abrupts du Delphi et les versants escarpés du Kandili et leurs» ramifications sont couverts de forêts séculaires de pins et de chênes, et» des platanes de proportions colossales se pressent le long de tous les» ruisseaux... L’Eubée n’a guère à montrer aux étrangers que ses beautés» pittoresques, car elle manque presque entièrement de ruines antiques,» et ne rappelle pas de grands souvenirs historiques. » V. Rhangabé,Acad, des inscr. t. III, 1853; Giiuiu), Archives des missions, t. 11,1861.
A l’Eubée se rattache un archipel voisin de la Thessalie, et détaché desSporades turques au profit du royaume de Grèce .
Les Cyclades . — Elles sont au nombre de 22 principales. Ellesforment trois chaînes presque parallèles : la première à l'ouest, faisant suiteau cap Colonne , comprend les iles Zéa (22 kilom. sur 16), Thermia,Siriphos, Siphanlo, V Argentière, Milo, Palino, Policandro; — ladeuxième, à l’est, partant du canal Doro, qui la sépare de Négrepont , estcomposée des iles Andros (34 kilom. sur 13), Tinos, Mykonos , les deuxDélos (ou Dili), Naxos, Amorgos ; — la troisième, au centre, est forméedes iles Ghioura, Syra, Paros, Antiparos, Nios, Thira ou Santorin etAnaphi.
Les Cyclades de l’ouest sont le prolongement des montagnes de l’Attique ;celles de l’est continuent les chaînes de i’Eubée. Elles sont composées deLANIEll. - EUHOPE. 47