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L' Europe (sans la France) : choix de lectures de géographie accompagnées de résumés, d'analyses, de notices historiques, de notes explicatives et bibliographiques / L. Lanier
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834 LECTURES ET ANALYSES DE GÉOGRAPHIE.

réserve; 10 ans dans l'armée territoriale, et 10 ans dans la réserve de laterritoriale (27 300 hommes). — Marine. Les Grecs sont d'excellents ma-rins ; la flotte a 2 cuirassés k vapeur, 2 corvettes à vapeur, 6 canonnières,2 bâtiments à vapeur, 3 voiliers, avec 68 canons et 1 500 hommes d’éqni-page. Les principaux établissements de la marine sont dans Elle Porot ,au sud du golfe d’Egine. — Monnaies (Argent ). Drachme = 1 franc, di-visée en 100 lepta; pièces de cuivre de 1, 2, S et 10 lepta. (Or) : Tessa-radrackmon = 40 francs ; Icosadrackmon = 20 francs ; Decadrakmon= 10 francs ; Pentadrackmon = 5 francs. Les monnaies étrangères cir-culent dans le royaume. — Poids et mesures. Ocque = 1 280 grammes ;stade — 1 kilomètre ; pic de 10 palmes = 1 mètre ; stremma — 1000 picscarrés ou 10 ares. Le qramme est devenu l’unité de poids, et le lüre lamesure de capacité principale. — Budget (1886). Recettes : 82674 000 dr.ou francs; Dépenses: 88018 000 drachmes. Dette publique : 467 909 000 dr.

2° EXTRAITS ET ANALYSES

ï.’Kssrotas et le Taygcte.

« L’Eurotas est un joli ruisseau, plus resserré que l’Alplicedans ses rives et bordé d’un rideau d’arbres qui me rappelaitnos agréables rivières de France . Seulement, ce ciel d’avril étaitplus pur, plus bleu, plus chaud que le nôtre ; aux saules, auxaunes et aux peupliers se mariaient avec une richesse de végé-tation et de couleurs que je n’ai jamais vue nulle part, mêmesur le Vulturne et sur l’Anio, de jaunes platanes, des arbres de-Judée, des genêts et des aubépines en fleurs, des myrtes, desgrands lauriers-roses, les célèbres roseaux que les poètes anciensont si souvent chantés, et toutes les petites plantes que nousadmirions depuis trois jours. Il faut dire aussi que le petit fleuvecoule en cet endroit entre de grandes roches, tantôt verdoyantes,tantôt déchirées et jaunies par le soleil.

» Nous étions dans la vallée de Sparte , vallée délicieuse,,d’une richesse et d’une fécondité incomparables, traversée parde jolis ruisseaux ombragés, qui apportent à l’Eurotas les neigeset l’eau des sources du Tavgète, et couverte ou plutôt chargée-d’une véritable forêt de mûriers, d’oliviers et d’orangers, surune largeur d’une grande lieue depuis la montagne jusqu’aufleuve, et sur une longueur de six lieues depuis les rochers dufond jusqu’aux petites montagnes que l’Eurotas traverse pourse jeter dans la mer. Quelques grands peupliers, quelques cyprès,quelques platanes, quelques chênes, s’élèvent en bouquets au-dessus de ces grands vergers. Sparte occupait un espace im-mense près des rives du fleuve ; il n’en est resté que des ruines