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BIBLIOTHfiQUE historique et militaire.
replie ( noir et minium ). Le combat devient terrible: 1 emigre Nordmann et le bongroisYeczay sont tues. Hohenzollern envoie une partie de son corps au secours de Rosen-berg, mais au meme instant Oudinot , las d’etre au milieu du feu sans y prendre part,quitteson röle d’observateur et s’elance sur Baumersdorf (violet). Ill’emporte au mo-ment oü Rosenberg deborde par Morand, Montbrun et Grouchy , serre vivement parFriant et Gudin et se voyant pris ä revers, se jetle en desordre sur le chemin de Bock-flies {eert et noir) sans pouvoir rejoindre Hohenzollern accule vers Wagram (vertetnoir).
Massena forme ses divisions et reprend l’offensive ä nolre gauche; il va imiterDavout .
Pendant ce temps, une masse redoutable a ete formee au centre (violet) ; vingt-unbataillons de 1’armee d’Italie sont reunis : huit deployes, treize en colonnes. Macdo-nald est ä leur tete. Les divisions de Wrede et Serras les suivent, leurs flancs sontcouverts par la cavalerie legere et les cuirassiers de Nansouty. Durutte et Pacthod sont sur les ailes. Bernadotte et Marmont ä la tete de leurs corps soutiennent ce mou-vement (violet). La jeune garde est en reserve (violet).
L’Empereur donne le signal, et Macdonald, avec ses trois mille braves, s’avancecomme un torrent impetueux renversant tout sur son passage; il laisse Aderklaa ädroite, tombe sur la ligne autrichienne , la rompt, la traverse et arrive sur Sussen-brünn au milieu d’une grele de boulets, de balles et de mitraille. La s’arrete cettevaillante phalange reduite ä trois mille combattants. Alors Nansouty Charge l’ennemi,Durutte et Pacthod le font attaquer par leurs bataillons; de Wrede et Serras se portenten avant, et Bernadotte ainsi que Marmont dirigent leurs colonnes sur le corps deBellegarde. Tout cede ä cet ensemble ; le vide se fait de nouveau devant Macdonaldqui reprend sa marche et rejette les Autrichiens sur Gerasdorf,
Oudinot , qui a depasse Baumersdorf, se precipite surWagram ( violet ) ä la poursuitede Hohenzollern, qui fuit en toute häte vers Althof (vert et noir). Davout (violet) ap-puie sur Wagram , tandis que sa cavalerie et une partie de son infanterie sont auxtrousses de Rosenberg canonne par l’artillerie de Campagne.
Massena (violet) de son cöte, marche de succes en succes; arrive devant Essling, ilen a chasse l’ennemi, repris les ouvrages qu’il occupaitet s’est reuni au general Bou-det. Au bruit du canon de Macdonald, ä la nouvelle des avantages decisifc remportespar Davout , il reprend l’offensive, attaque vigoureusement Klenau (vert et noir ) et lechasse jusqu’ä Leopoldau. Le brave Lasalle, qui le precede ä la tete de la cavalerie, estfrappe ä mort au moment oii il acheve la deroute de 1’ennemi. Poursuivi jusqu’aupied du Bisamberg , Klenau renonce ä la lutte et abandonne le champ de bataille.
L’Archiduc a replie son armee (vert cmeraude) ; mais presse au centre, menace ägauche par Oudinot et Davout , n’osant se jeter sur Massena et s’aventurer entre leDanube et l’armee francaise , il se decide ä laretraite. L’archiduc Jean, son frere, surle concours duquel il comptait, est ä trois ou quatre lieues du champ de bataille, maisses coureurs seuls viennent jusqu’ä Leopolsdorf escarmoucher avec nos flanqueurs etsont chasses par un corps de cavalerie francaise (bleu Cobalt ). Legros de l’armeeennemie et le prince Charles se dirigerent pendant la nuit sur Znaim ; Rosenberg ga-gna la Moravie .
Napoleon etablit son armee, la gauche au Danube pres Florisdorf et la droite versAlthof (blende Cobalt). Ilbivouaqua avec sa garde aupres de Rasdorf (bleu de Cobalt).
La perte des Autrichiens s’eleva dans cette journee celebre ä vingt-cinq millehommes: douze generaux hors de combat; ils abandonnerent aux Francais des mil-liers de blesses et de prisonniers et plusieurs pieces de canon. Notre perte bien moinsforte fut d’ailleurs richement compensee par la victoire.
L’Archiduc suivi chaudementpar Massena, livra pres de Znaim un dernier combatinterrompu par la demande d’un armistice flute par l’empereur d’Autriche . Malgrel’opposilion de ses lieutenants, Napoleon I’ accorda en disant: Assez de sang verse!Bientöt apres les negociations s’ouvnrent p0U r arriver ä la paix qui fut signee äVienne le \k octobre, et couronna cette belle Campagne de 1809 qui avait porte au| comble la gloire de l’Empereur et de sa grande armee.
F ’A
La France etait arrivee en 1811 ä l’apogee de sa gloire et de sa puissance; ses legions,partout triomphantes, avaient porte leurs aigles victorieuses sur tous les points del’Europe ; la prosperite regnait dans le vaste Empire que Napoleon avait cree et’quis’etendait des Pyrenees aux bouches de l’Elbe , de l’Ocean ä l’Adriatique. L’I-talie entiere, TAllemagne, recevaient ses lois; l’Autriche et la Prusse paraissaientfidelesauxtraites de Vienne et de Tilsitt; la Russie elle-meme ne paraissait pas encoreyouloir rompre la bonne harmonie qui avait preside a la celöbre entrevue d’Er-
furth; rien en un mot ne menacait de venir troubler le döveloppement des ideesgenereuses et sublimes du grand homme qui nous gouvernait, et tout faisait espererque la guerre d’Espagne bientöt terminee ne le distrairait plus de ses travaux admi-nistratifs, lorsque cet heureux etat de choses fut fatalement change.
L’Angleterre subissait ä son detriment les consequences de cette puissance et decette prospörite. Le blocus Continental la menagait dans les elements meme de sarichesse; dejä la ruine atteignait ses manufactufiers; le commerce se mourait, la