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Tome premier.
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LA BRIQUETERIE.

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cette muraille imprenable, qu’elle reduisit bientot en bouillie. On saitque c’est ainsi que Ninive futdetruite, etl’on croit bien que Tyr, Car-thage et d’autres villes ainsi bäties eurent une fm semblable. Cepen-dant les murailles de briques crues ont du bon, car Pausanias assurequ’elles resistent mieux que les murs de pierres aux coups du belier;et Pline ajoute que les tremblements de terre les affectent aussi beau-coup moins serieusement. — G’est bien quelque chose, mais le sortde Mantinee n’est pas cependant des plus enviables.

A Rome , les maisons ordinaires etaient generalement construitesen briques crues; les monuments publics avaient leurs murs en bri-ques cuites, plaquees de pierre ou de marbre. On sait qu’Auguste , äce que dit Suetone, se vantait d’avoir trouve Rome batie en briqueset de l’avoir laissee bätie en marbre : il ne faut cependant pas prendrecette vanterie tout ä fait au pied de la lettre, car il n’y avait qu’agratter le marbre pour trouver la brique dessous. Le chateau Saint-Ange , le Campanile de Saint-Marc et l’interieur du Colisee sont demagnifiques specimens de ce genre de construction. De briques deco-ratives, peu d’exemplaires romains sont parvenus jusqu’a nous,quoique le temple du dieu Redicolus, dans la vallee d’Egine , ait etedecore de ces sortes de briques executees avec art.

BRIQUES CUITES DES ROMAINS ET DES GRECS. — Les briques em-ployees par les Grecs et par les Romains etaient beaucoup plus gran-des et plus minces que celles que nous connaissons, et eiles affec-taient les formes les plus diverses; les briques a batir ordinairesavaient pour la plupart la forme d’un carre plus ou moins irregulierou celle d’un triangle; elles variaient egalement de dimensions, maisn’avaient toujours que 4 centimetres environ d’epaisseur; le pentado-ron, qui avait jusqu’äO™,60 de cöte, avait une epaisseur de 0 m ,05. Gha-cune de ces briques portait empreinte la marque du fabricant. Lasurface des murs etait seule construite de ces sortes de briques : onremplissait le milieu avec du moellon.

LES TUILES. — Les Romains emprunterent egalement aux Grecsl’art de couvrir les toits de leurs edifices de tuiles plates, reunies pardes tuiles faitieres de forme demi-cylindrique. La disposition de cestuiles n’a pas ete bien sensiblement modifiee depuis; mais ä Athenes et a Rome, ä cöte des modestes tuiles de terre cuite, il y en avait demarbre et de bronze, et quelquefois dorees; on fait encore de nos joursdes tuiles metalliques, mais ce n’est plus cela.