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LES ARTS ET METIERS ILLUSTRES.
York; bijou mignon de 42 metres de hauteur, sans compter son pie-destal de 27 metres.
LA STATUE DE LA LIBERTE . — Le procede en question consistetout bonnement ä repousser au marteau sur des modelages en bois,ou gabarits, des feuilles de metal aussi minces que le permet sa mal-leabilite : les feuilles de cuivre composant la statue de Ia LiberMn’ont que 0 m ,003 d’epaisseur. « G’est par silhouettes de fragments :morceaux de sein, de draperies, de bras, de mains, s’ecriait un chro-niqueur au sortir des vastes ateliers oü s’executait ce travail colossal,que les menuisiers fabriquent une charpente de bois, couverte delattis, puis une sorte d’empreinte, de moule en bois nomme gabarit,sur lequel les chaudronniers appliquent une piece de cuivre qu’ilsbattent de facon a obtenir la Silhouette exacte de la charpente enduitede plätre. Et ces fragments de statue, ces pieces de cuivre, on lesreunit, de distance en distance, par des ferrures autour de l’armatureinterieure de la charpente de fer. Ainsi, peu a peu, grandit la statue... »Les feuilles de cuivre battu montees sur la charpente en fer, appeleeäme dans la langue du metier, on remplit ensuite les vides, dans lescirconstances ordinaires, par un plein de maconnerie, et tout est dit.Mais pour le geant dont il est ici question, et a l’avenir duquel il fal-lait bien songer, on a imagine de remplacer la maconnerie par unSysteme de compartiments interieurs remplis de sable et pourvus äla partie inferieure d’un clapet qu’il suffit d’ouvrir, pour vider presqueinstantanement celui qui correspond a la portion de Ia surface qu’unaccident force a reparer. Avec l’ancien Systeme ^de maconnerie, quiavait pour premier effet de provoquer des gerpures ou des rupturespar tassement, il fallait tout demolir pour porter remede; avec celui-ci,il n’y a qu’ä vider un compartiment pour livrer passage ä l’ouvrierCharge de la reparation, et ä le remplir de sable le travail acheve.
Pour une piece de cette taille, dressee sur un ilot battu de touscotes par les vagues, il valait la peine qu’on songeat d’avance a cesdetails d’organisation.
LA TOREUTIQUE . — Les metaux precieux sont employes quelque-fois, avec une sage economie s’entend, par la sculpture; ils l’etaient,au contraire, dans l’antiquite, avec profusion. On faisait des statues enor, en argent, etc., par pieces fondues ou battues, puis reunies et sou-dees ensemble et enfin achevees au ciselet. L’Assyrie, l’Egypte , puisla Grece et l’Italie executerent un grand nombre d’ouvrages de