348
LES ARTS ET METIERS ILLUSTRES.
i) Un chanoine du chapitre de Guayaquil m’a assure qu’on brü-lait, tant dans les huit eglises de la ville que dans les nombreuxoratoires particuliers, rien de moins que 20,000 kilogrammes decierges par an. Si ce renseignement est exact, comme je n’en doutepas, on brüle au moins 500 fois plus de combustible religieux danstoute l’Amerique catfiolique du Sud.
» II s’agit donc d’un article d’exportation dont la consommationannuelle monterait a vingt millions de francs, et qui, par consequent,
merite l’attention de nos industriels.
»Je crois que c’est le röle de la Societe-de geographie commerciale et de toute lapresse frangaise de porter ces faits a la con-naissance de ceux qu’ils peuvent et doiventinteresser. »
II se pourrait bien que l’eminent explo-rateur s’exagerat les avantages du corosoa des lins si diverses; c’est une substancebien connue ä Paris , et dont toutefois lesmarches principaux se trouvent en Belgique et en Angleterre, oü son prix n’est jamaistrop eleve (huit ä dix francs le mille au plus).Par contre, son faconnage sur le tour estloin de se borner a la fabrication des boutons.
TEINTURE DU COROSO. — M. Saget, chimiste, dans une note adres-see ä la Science pour tous (numero du 26 aoüt 1882), annongait qu’ilavait reussi a teindre l’ivoire vegetal des nuances diverses dont l’ivoireanimal peut etre egalement teint.
« Toutes ces nuances, dit-il, s’obtiennent avec les extraits de boisdeteinture et les mordants de fer, d’alumine ou de chrome.
» Les boutons, places dans les bains d’extraits additionnes decarbonate de soude, sont portes a une temperature voisine de l’ebulli—lition et maintenus une heure environ a cette temperature.
» On eteint le feu et on laisse refroidir.
» En refroidissant, la matiere colorante penetre le coroso; on lejette sur un tamis, le laissant bien egoutter; apres quoi on fixe l’extraiten plongeant le coroso dans le mordant approprie. On lave et on seche.
» J’ai reussi ä teindre des boutons de coroso en noir d’aniline;mais cette teinture delicate ne reussit pas toujours.
» Ln fait, dont il faut tenir compte, c’est que le polissage final
Sr»
mm
tll i