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Tome premier.
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MATIERES DIVERSES.

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renforce la teinte, de sorte qu’il faut teindre plus clair que la nuanoedemandee.

» L’addition de carbonate de soude aux bains d’extraits a pourbut de favoriser la penetration des matieres colorantes; d’abord enrendant celles-ci plus solubles, et ensuite en dissolvant les matieresgrasses que le coroso peut renfermer. »

MOYEN DE RECONNAITRE L’IVOIRE VRAI DE L’IVOIRE VEGETAL. —

Le tourneur tire encore parti dequelques autres fruits d’arbresexotiques, tels que le coco, lanoix de betel, etc.; mais, outreque l’emploi industriel de cessubstances est fort limite et pas-sablement fantaisiste, elles nepeuvent en aucun cas nourrirl’ambition d’imiter l’ivoire. Lagraine du phytelephas, au con-traire, l’imite exactement; etpour la distinguer de l’ivoirevrai, il n’y a souvent qu’unmoyen, assez simple heureuse-ment, qui est de tenir l’objet immerge pendant un quart d’heuredans un bain d’acide sulfurique concentre : s’il est en ivoire vegetal,il prendra une teinte rose, qu’un lavage a l’eau suffira d’ailleurs äfaire disparaitre.

Il nous reste 4 traiter maintenant de compositions heterogenes,imaginees dans ces derniers tempspour l’imitation de l’ivoire et d’autressubstances precieuses.

Fig. 45.

Fanons de balkine (page 342).

LE CELLULOID . — En tete des ivoires artificiels, dont les princi-paux, ceux qui ont trouve un emploi courant serieux dans l’industrie,nous occuperont seuls, il faut placer le cellulold, invention americainesur laquelle notre collaborateur, M. Maurice de Thierry, s’exprimaitainsi dans la Science populaire du 18 novembre 1881 :

« Comme son nom l’indique, le cellulold est une matiere com-plexe, abase de « Cellulose », decouverte en 1869 par un Americain nomme Hyatt . Il resta dans le domaine de la Science jusqu’en 1874,epoque oü il fut exploite par une Compagnie americaine installee aNewark (New-Jersey ). Bientot apres, des industriels frangais suivi-