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Tome premier.
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LE5 AKTS ET METIERS ILLUSTRES.

modeles Ies plus precieux de l’art antique, ce sont les bijoux etrus-ques. Orfevres habiles, les Etrusques travaillaient les metaux precieuxavec un art incomparable. Par le battage, ils reduisaient For enfeuilles d’une tenuite extreme , en formaient de petites perles, Feti-raient en-fils qu’ils tordaient en filigranes, tressaient en chaines, etc.;ils repoussaient For et Fargent, les ciselaient, les gravaient, — sansparier des pierres precieuses. Mais c’est surtout dans la bijouteriequ’ils nous ont laisse des chefs-d’oeuvre. Dejä Gellini desesperaitd’imiter les produits de cette bijouterie ancienne et declarait au papeClement VII qu’on reussirait plus aisement a trouver une voie nou-velle qu’a egaler de pareils artistes dans la leur. Avec nos moyensperfectionnes, nous ne sommes pas plus avances que l’illustre orfevreflorentin, — au contraire!

Les bijoutiers ombriens. — Heureusement, les procedes de tra-vail des bijoutiers etrusques ne sont pas entierement perdus, ce qu’ona longtemps ignore, mais ce qu’un habile joaillier et savant antiquaireromain, M. Alessandro Castellani , a su decouvrir. A Fexamen desbijoux dont se parent, les jours de fete ou de marche, les jeunes fillesde l’Ombrie, il est facile de reconnaitre un faire particulier: Colliers ,epingles, pendants d’oreille ont un cachet qui rappelle a ne pouvoirs’y meprendre les bijoux trouves dans les hypogees d’alentour et quienrichissent les musees, portant un defi aux artistes modernes. C’est,en effet, la meme elegance de dessin, le meme fini de details, lameme originalite caracteristique. Et ce n’est pas etonnant, car cesbijoux sont l’oeuvre d’artistes ombriens, dont les ancetres,' Gauloisd’origine, etaient si voisins des Etrusques , qu’ils durent bien certai-nement avoir une part aussi grande qu’eux-memes ä l’execution deces chefs-d’oeuvre. Le centre de cette industrie artistique est un bourgignore des anciens Etats de l’Eglise, Sant’Angelo in Vado , situe aupied des Apennins, sur la route delle Sette Valli, non loin d’Urbino .C’est lä que furent retrouves les modestes artistes continuateurs destraditions d’un passe glorieux.

« Les imperfections meme et les oublis volontaires de quelquesparties, dit a ce propos M. Castellani, conservent constamment autravail de la joaillerie chez les anciens cette physionomie artistiquequ’on chercherait en vain dans la plus grande partie des bijoux mo-dernes. Reproduits avec une uniformite fatigante, ces derniers pren-nent une apparence de banalite qui ote ä l’art du joaillier ce earactereintime dont l’attrait est si grand dans la bijouterie antique.

» Nous fimes venir de Sant’Angelo in Vado quelques ouvriers