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LES ARTS ET METIERS ILLUSTRES.
» Les eulots d’argent sont fixes ä la plaque, au moyen de la souhdure, en meme temps que les fils qui forment les dessins.
» Le corail est simplement colle avec de la cire.
» Les bijoux de la seconde categorie sont a titres aussi variablesque le caprice ou l’etat de fortune des acheteurs. Les dessins dont ilssont ornes sont executes avec des matoirs de plusieurs formes et dedifferentes dimensions. Lorsque les lames qui doivent recevoir lesdessins sont assez epaisses, comme les kholkhal (anneaux de jambe),par exemple, eiles sont maties sur l’enclume. Si, au contraire, eilessont minces ou ontune forme arrondie, comme les bracelets, les capu-cines de fusil, les baguettes et les pommeaux de pistolet, on les matitsur plomb, comme cela se pratique en France .
» La bijouterie se fait generalement sur commande ; l’acheteur livreles pieces de monnaie necessaires a la confection du bijou qu’il desire.L’ouvrier fournit, de son cöte, le cuivre, les emaux et le corail. IIprend alors, pour son salaire et ses fournitures, la moitie de la valeurdes pieces qui lui ont ete remises. Ainsi, lorsqu’on donne dix piecesde 5 francs pour un bijou, l’ouvrier recoit en outre 25 francs. Pourles bijoux qui n’ont ni corail ni emaux, le salaire de l’ouvrier est ledixieme ou le huitieme de Fargent livre par Facheteur.
» Les bijoutiers kabyles se servent, pour le dosage des matieres,de petits trebuchets de fabrication europeenne... »
LES BIJOUTIERS ASHANTIS. — Qui nous apprendra, par exemple,jusqu’oü il faut remonter pour retrouver la tradition de Forfevrerie etde la bijouterie de certains peuples de l’Afrique , d’une singuliere habi-lete dans l’art de travailler le metal precieux, quoique leurs moeurssoient restees barbares sur beaucoup d’autres points? A en juger parl’examen des ouvrages de ce genre que nous a fait connaitre l’expe-dition entreprise par les Anglais contre les Ashantis en 1873, la tra-dition respectee ne porterait que sur les procedes de travail et nonsur des modeles types conserves ä travers les siecles; mais c’estenorme, puisqu’avec ces procedes, des especes de sauvages parvien-nent a reproduire tous les modeles, bons ou mauvais, qui leur tom-bent sous les yeux, et un pareil resultat est bien fait pour etonner.
En effet, le butin rapporte en Angleterre par l’armee du generalWolseley, vainqueur des Ashantis, se composait en grande partied’orfevrerie et de bijouterie d’un veritable merite artistique et d’unevaleur venale plus considerable encore. Le premier convoi, d’une valeurde 1,000 onces d’or, parvint a Londres au mois de mars 1874 et fut