DES PERLES ET DE LEUR EMPLOI.
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seulement c’est ici une sorciere, que les Indiens entretiennent tant quedure la Campagne, et peut-etre apres.
» Les equipes se partagent en deux groupes, travaillant alternati-vement pendant une demi-heure. Nous ne rentrerons pas dans lesdetails de l’operation qui, les differences que nous venons de signalerä part, sont les memes ä la Paz qu’ä Geylan. On quitte \eplacer\ersmidi pour retourner ä terre. La, chaque plongeur fait deux parts de sarecolte, laissant ä l’entrepreneur le choix entre les deux. Quelques-uns,beaucoup meme, revendent leur propre part seance tenante, pours’eviter la peine d’ouvrir les coquilles. Du reste, le plongeur yaqui nefait pas ce dur metier dans le but de s’enrichir : l’entrepreneur a unassocie ou compadre qui, avec sa boutique elevee a la häte ä Pichi-lingue, ä la fois mercerie, bimbeloterie, debit de comestibles et surtoutde liqueurs, s’est donne pour mission d’y mettre ordre. Le plongeurs’en retourne donc a son village aussi pauvre qu’il en est venu, apresun bon moment de nojpces continuelles entremelees de plongeons peril-leux qui ne comptent que pour memoire, et pret a recommencer : iln’est venu que pour cela.
LA PECHE EN AUSTRALIE . — « Signaions enfin les pecheries deperles d’Australie, exploitees d’une maniere reguliere depuis une dizained’annees a peine, et dont les bancs les plus importants se trouventdans la baie de Moreton (Queensland ).
» Ges pecheries donnent lieu a un trafic considerable avec lesmarches europeens, et les marchands frangais n’ont pas ete des der-niers ä importer chez nous les perles d’Australie . La valeur des perlesy est estimee a peu pres comme dans les pecheries des Indes , l’organi-sation differe peu dans les deux contrees. Quant aux plongeurs, leursalaire depasse souvent 5,000 francs par an. On a eite meme desannees oü il atteignit 8,500 francs, ce qui n’est pas exagere si l’onconsidere les perils affrontes. »
PERLES CELEBRES. — On a decouvert dernierement, dans le golfedu Mexique , un banc d’huitres perlieres qui semble tres etendu etd’une richesse peu ordinaire. L’exploitation serieuse en a commenceseulement dans l’hiver de 1882-83 et a donne des resultats inesperes.Un grand nombre de perles petites et moyennes ont ete tröuvees dansles coquilles, mais on en a trouve aussi d’une grosseur enorme et d’unevaleur proportionnelle. La premiere perle de cette importance fut trou-ve e en decembre 1882; eile pesait 75 carats et un joaillier en offrit sur