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THVCYMDE , LIV. III.
Alcmeon , long-temps incertain, crutenfin döcouvrir dans cet atterissementformd par l’Achdloüs, le lien de refugeqiie lui avait designe I’oracle, et il ju—gea quedepuis si long-temps qu’il erraitpar suite de son parricide, les allu-vions du fleuve avaient eu le temps depreparer une habitation süffisante ä sapersonne. II s’etablit donc aux Eniadeset aulres lieux qui en dependent: il yr6gna, et laissa le nom d’Acarnan, sonfils, ä cette contree.
Chap. 103. Telle est la iradilion quenous avons regue touchant Alcmeon.Quant aux Alheniens et ä Phormion ,partis de l’Acarnanie, ils retournerent äAthenes au commencement du prin-temps. Ils amenerent les bommes decondition libre pris dans les bataillesnavales, qui furent ensuite Behangesliomme pour horame, et transporterentaussi les vaisseaux dont ils s’etaientrendus maitres. Cet biver finit, et aveclui la troisieme annee de la guerre queThucydide a ecrite.
LIVRE TROISlfiME.
Chapitbe Premier. L’ete qui suivitcet biver, le ble ctant dans toute saforce, les Peloponnesiens et les alliesfirent une invasion dans l’Attique, sousle commandement d’Arcbidamus , filsde Zeuxidamus, roi de Lacedemone,prirent des campemens, et ravagerentle pays. La cavalerie atbenienne, sui-vant sa coutume, saisissait toutes lesoccasions de fondre sur eux : eile arre-tait le gros des coureurs, les empechaitde se porter en avant du corps de Bar-mke et de ravager le voisinage de laville. Les ennemis resterenl lant qu’ilseurent des vivres; ils se retirerent en-suite , et chacun regagna son pays.
Chap. 2. Bientöl apres cette inva-
sion, l’ile de Lesbos, Metbymne ex-ceptee, se detacha des Atbcniens. Mfemeavant la guerre, les Lesbiens en avaientconfu le projet, que les Lacedemoniensn'avaient point accueilli. Ils l’execute-rent plus tot qu’ils ne l’avaient resolu,car ils voulaient, avant tout, fermerl’entree de leurs ports, mettre les mu-railles en etat de defense, completer laflotte, et recevoir ce qui devait leurar-river du Pont-Euxin , des arebers, desvivres, tout ce qu’ils avaient demande.Mais des gens de Tenedos, leurs enne-mis, ceux de Melhymne, et mömedesparticuliers de Mityläne, qui, par es-prit de faction, avaient conlracte desliaisons d’hospitalite ä Athönes, y firentsavoir qu’on rassemblait par force tousles Lesbiens ä Mitylene, et que, d’inlel-ligence avec Lacedemone et avec lesBeotiens, de mßme origine que les Les-biens, on pressait la defection; qu’enun mot, si on ne les prevenait, l’ile se-rait perdue par negligence
Chap. 3. Les Atheniens, alors deso-les ä la fois par la peste et par uneguerre döjä dans toute sa force, quoiquenaissanle, regardaient comme tres-fä-cheux qu’on leur fit un nouvel ennemide Lesbos, qui avait une marine, etdont la puissance n’avait encore recuaucune atleinte. D’abord ils repousse-rent cette denonciation, ä laquelle ils nepouvaient croire; mais, ayant envoyedes deputes Sans obtenir qu’on mit finet au rassemblement et aux preparatifs,ils commencerent ä craindre, et, resolusde prevenir la defection, ils envoyerentaussitöt quarante bätimens, pr6ls ä in-fester les cötes du Peloponnese. Cleip-pide, fils deDinias, etaitl’un des troiscommandans de cette flotte. On avaitappris que tous les Milyleniens en corpsdevaientcelebrer, hoi's de la ville, unefete en l’honneur d’Apollon Maloens,et qu’en se hälant, on pouvait esperer