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Tome premier.
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19 R niucvDiDK

ennemis J’usagc de la mer. Ceux-ci ictnient maitres du resle du pays avec ■les aulres Lcsbiens qui venaient d’ar-river ä leur secours. Les camps alln>- |niens n’avaient ä eux quc peu d’etenduede terrain : c’etait ä Malee principale-ment que stationnait leur flotte et quese tenait leur marche. Ainsi se faisaitla guerre de Mitylene.

Ohap. 7. A la meme epoque de cetete, les Atlieniens envoyerent aussitrente vaisseaux sur les cöles du Pelo-ponnese. Les Acarnanes avaient de-mande pour general un des fds ou desparens de Phormion : Asopius, sonfils, fut nomme. Ces vaisseaux ayantlonge les cötes de la Laconie en les de-vastant, Asopius en renvoya le plusgrand nombre, et aborda lui-meme äNaupacte avec douze qu’il avait gardes.li fit prendre les armes a (ous les Acar-nanes, porta la guerre chez les finia-des, et remonia, avec sa flotte, le fleuveAclieloüs. L’armee de terre ravagea lepays. Mais, les Lniades ne se soumet-tant pas, il renvoya son infanterie, fitvoile versLeucade, descendit ä Nerique,et, dans sa retraite, fut tue, lui et unepartie de son monde, par les gens dupays que soutenaient des troupes desgarnisons. Ce qui rcslait d’Atbeniens‘init par se retircr, apres avoir obtenu»es Leocadiens la permission de recueil-lir les morts.

Cuap. 8. Cependant les deputes deMitylene envoyes sur le prcmier vais-seau allerem a rOlympie, oft les Lace-demoniens leur disaient de se rendre,xeir que les divers aliies pussent entreren deliberalion apres les avoir enlen-dus. C’etait l’olympiade oü Doriee deRhodes vainquit pour la seconde fois.Apres la ceiebralion de la fete, ils ob-tinrent audicnce et parlerent ainsi :

Cuap. 9. « Lacedemoniens, et vousallitis, nous eonnaissons l’usage genera-

tlV. III.

lement suivi chez les Ilellenes. Que,dans le cours d’une guerre, un peuplese detacbe d’une premiere alliance pourentrer dans une autre, ses nouveauxaliies raccueillent avec empressement,comme un utile auxiliaire; mais touten l’accueillanl, ils le meprisent, parcequ’ils croient voir dans sa conduite uuacte de traliison envers d’anciens amis.Ce sentiment n’a rien d’injuste sausdoute, lorsque entre eeux qui renoncentä une alliance et ceux dont ils se sepa-rent il y avait eonformitc de vues, n>ciprocite de bienveillance, parile dansles preparatifs et dans les forces respec-tives; et si, d’ailleurs, il n’existaitentre eux nul motif plausible de rup-ture. Mais aucun de ces liens n’unissailles Atlieniens et nous.

Chap. 10. « Que personnc ne croie| donc avoir le droit de nous mepriser,

! parce que, traites honorablement pen-j dant la paix, nous les abandonnonsau; milieu des dangers; car, au momentoüvolre alliance nous est necessaire,c’estavant tout sur le juste et rhonnete quese fondera notre discours, bien convain-cus qu’il ne peut exister ni solide aflec-tion entre des particuliers, ni confede-ralion stable entre des elats, si leursliaisons ne sont fondees sur la connais-j sance reciproque de leurs vertus, et sii d’ailleurs il n’y a pas entre eux confor-! mite de goüls et d’inclinations; car delai diversite des principes nait la dbereitei des actions. Pour nous, notre alliancei avecAlhenes acommence lorsque vous! vous retiräles de la guerre des Medes, et| qu’eux-memes reslaient en armes pourdetruire les resles de cette guerre. Tou-tefois nous devenions aliies non desAtlieniens pour asservir les Ilellenes,mais des Hellenes pour les soustraireai’esclavage des Medes. Taut qu’ils ontI commande en respectant les droits despeuples, nous les avons suivis avec xclei