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Tome premier.
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THTJCYIHDE ,

mais dös que nous vimes se refroidirlenr liaine contre !es Medes, ct tousleuvs e (Torts se diriger conlre l’indepen-dance de Ieurs allies, des lors nous nefOmesplus sans crainles. A cause d’unefatale repartilion du droit de suffrageentre les differentes villes de Lesbos,nous ne pouvions former un seul corpset resister aux Atheniens. Leurs alliesfurent donc asservis, exceple nous etceux de Chios. Pour nous, autonomesetlibres de nom, nous continuämes deporter les armes avec Athenes, nevoyant plus dans les Atheniens, d’apresla le<;on du passe, que des cliefs indi-gnes de notre confiance. En effet, apres |avoir vu passer sous leur joug tous ceux !qu’avec nous ils avaient compris dans |le meine traite, pouvait-ondouterqu’ils jne nous reservassent un sovt pareil, si,jamais, comme il n’etait que trop ä jcraindre, leur puissance repondait äleur ambition ?

Chäp. 44. « Si nous jouissions tousencore d’une parfaite independance,nous serions plus assures qu’ils ne tra-meraient rien contre nous : mais ayant!soumis le plus grand nombre, pou-vaient-ils supporter patiemment cetteegalite que nous seuls conservions en-core? pouvaient-iis nous voir sans om-bvage, aupres d’une multitude dejä !humblement courbee, seuls marchant Iencore leurs egaux, alors surtout que |plus ils se surpassaient cux-memes en !puissance, plus aussi nous nous trou- jvionsisoles? Or,une crainte reciproque, 'fondee sur l’egalite des forces, donne |seule des garanties pour une alliance : jen effet, celui qui voudrait enfreindre ile traite, n’ayanl pas la superiorite, |renonce a l’idee de l’attaque. Si jus- !f luüce jour ils nous onl laisses auto- jwtmes, c’est uniquemcnt parce qr.’n !leur etait dömoutre qu’ils ne reussi-taient dans leurs projels de domination

liv. in. iflO

qu’en empruntanl le langage de la mo-deration, et en allant ä leurs fins plu-tot par d’adroitcs intrigues que par laforce et la violence. En effet, ils alie-guaienf. comme un tömoignage en leurfaveur, que des peuples, leurs egauxen suffrages, n’auraient pas, contreleur propre volonte, pris les armes aveceux, si ceux qu’ils attaquaient n’eus-sent pas commis des injustices; et, toulen meine temps, ils poussaient les plusforts contre les plus faibles, et nous r<5-servant leurs derniers coups, ils de-vaienl, apres l’asservissement des au-tres allies, nous trouver incapablcs deresistance. S’ils nous avaient attaqudsles premiers, lorsque tous avaient en-core et leurs propres forcesei un pointd’appui, ils nous eussent moins facibsment subjugues; ils craignaient d’ail-leurs que notre marine, reunie toutentiere ä vousou ä quclque autre puis-sance ne les mit en danger. Ce qui aconlribue encore a notre salut, c’eslque nous recherchions la faveur et dupeuple et des cliefs qui se trouvaientsuccessivement ä la töte des affaires.Neanmoins, jugeant par le sort des au-tres de celui qui nous allendait, nousne nous flattions pas de pouvoir sub-sister encore long-temps, si cette guerrene se füt elevee.

Ghap. 42. « Eh! qu’dtait-ce donc quecette libertö inviolable, ces proteslationsd’amitie que le coeur dementait? Nosallies nous caressaient par crainte entemps de guerre, duranl la paix, noustenions la meine conduite envers eux :en sorte qu’entre nous la crainte servaitde base ä cette möme confiance qui, chezles autres, a la bienvei llance pour fonde-ment. Allies par crainte plutötque paramitie, ceux ä qui la certitude du suc-ces donnerait plutöt de l’audace, de-vaient etre aussi les premiersä romprelea traites. Si, parce que les Atheniens