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TUUCYDIDE, LIV. III.
difleraient d’en venir contre nous auxderniers exces, on nous irouve coupa-bles de les avoir prevenus par cette rup-ture, au lieu d’attendre qu’une funeste
defendre, et que vous punissez vos en-nemis. L’occasion s’offre plus belle quejamais. Lcs Atheniens sont epuises etpar une maladie contagieuse et par des
experience eüt confirme nos craintes, depenses excessives. Leur flotte est em-
on porte un faux jugement; car si nousetions assez forls pour opposer embü-ches ä embüches, delais ä delais, pour-quoi nous condamner, nous leurs egaux,ä languir dans leur dependance? 11 esttoujours en leur pouvoir denousacca-bler : comment donc nous refuserait-on le droit de nous defendre en preve-nant nos oppresseurs!
Chap.Io. «Teiles sont, 0 Lacedemo-
ployeo en partie contre votre pays, enparlie contre nous. On peut donccroirequ’il leur restera peu de vaisseaux ävous opposer, si cet ete meme, reunis-sant vos forces de terre et de mer, vousfaites une seconde irruption dans i’At-lique. Vous les verrez ou liors d’etatde se defendre contre nous, ou memeforces de se retirer ä la fois et du Pelo-ponnese et de Lesbos. Et que personne
niens et allies, les causes de notre de- | de vous ne croie s’exposer ä des perilsfection : claires et prouvant ä ceux qui ' domestiques pour defendre une terrenous entendent que notre conduite est; etrangere. Tel juge Lesbos eloignee,
raisonnable, elles etaientbien de nature 'ä nous effrayer, et ä nous avertir de |songer ä notre sürete. Depuis long- ;temps ce soin nous occupait, puisque,meine encore en paix, nous envoyämesnegocier aupres de vous notre ruptureavec Atbenes. Le refus de votre allianeenousliait lesmains. Mais aujourd’hui,solliciles par les Beotiens, nous noussommes empresses de repondre ä leursvocux, et nous avons cru devoir effec-luer une double defection, d’abord enabandonnant des Ilellenes allies d’A-thenes, non-seulement pour nepas con-courir avec eile ä l’asservissement deces Ilellenes, mais encore pour parla-ger avec vous la gloire de leur affran-cbissemenl; ensuite cn nous separantdes Atheniens pour echapper nous-meines, en les prevenant, ä raneanlis-sement dont plus tard ils nous inena-(,aient. Si notre rupture a eclate troplöl, et avant que nous eussions cornplelenos preparatils, ce doit etre pour vousun nouveau motif de nous admetlru ävotre allianee, et de nous seeourirpiomplemenl; alin qu’on voie lout a lafois que vous defendez ceux qu’il faut
qui relirera deson alliancedesavantagesqui le toucheronl de tres-pres : car laguerre ne se fera pas dans l’Altique,comme on pourrait se l’imaginer, maisdans un pays fecond en ressources pour1’Attique. Or, c’est de ses allies qu’A-thenes tire ses revenus; revenus qu’elleaugmentera, si eile parvientä noussou-mettre. Bes lors, plus d’allies qui osentse detacher d’elle. Le tribut qu’elle nousimposera accroitra sa richesse, et nousaurons alors ä souffrir plus que ceuxqu’elle a d’abord soumis. Maissi vousnous secourez avec zele, vous ajouterezä vos propres forces celles d’une repu-blique qui possede une grande marine,ressource dont vousavez grand besoin;et vous delruirez plus aisemeni la puis-sance d’Athenes en lui enlevanl ses al-lies; car chacun d’eux se jeltera avecplus de confiance dans vos bras. Vousvous justifierez en meine temps du re-proche qu’on vous fait de ne point se-courir ceux qui abandonnent leur partipour le votre. Devenez leurs überatcuis,et vous verrez se coucentrer cbez vousles forces de la guerre.
En ap. 44. « Au tmtn de !’Fledlode,