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penses qui se firent d’abord, et le nom-bre des vaisseaux qui furent equipes.
Ciiap. 18. LesLacedemoniensetaientdans 1’istbme, quand les Mityleniens, ,soutenusde troupes auxiliaires, firent,du cöte de terre, des tenlatives contreMelhymne, croyant qu’elle leur seraitlivree par trahison. Ils l’atlaquerent;mnis voyant leurs esperances trompees,ils allerem ä Antisse, ä Pyra, ä Presse,s’assurerent de ces places, cn renfor-cerent les murs, et se retirerent promp-tement. Apres leur retraile, ceux deMelhymne entrerent aussi en Campagneet altaquerent Antisse; mais, döfaitspar ceux d’Anlisse et leurs auxiliaires,ils se retirerent avec grande perte.Les Atheniens, instruits de cet eve-nement, et jugeant les troupes qu’ilsavaienl devanl Melhymne trop faiblespour troubler, dans leur commerce deterre, les babilans, mailres du pays,envoyerent, au commencemenl de l’au-tomne, Paclies, fils d’Epicure, ä la tötede mille hoplites de leur nalion. Lesgens de guerre, faisant eux-mömes lamanoeuvre des vaisseaux, arriverent,inveslireni Mitylene d’une simple mu-raille, et construisirent aussi des forte-resses sur quelques points faciles ä de-fendre. Mitylene lut alors puissammentcontenue par terre et par mer. L’hivercommenQait.
Chap. 19. Le besoin d’argent pour cesiege obligeant les Atheniens ä se mettreeux-mömes ä contribution pour la pre-miere fois, ils fournirent deux cenlstalens. Ils envoyerent aussi douze vais-seaux, aux ordres de Lysicles et dequatre autres commandans, pour re-eueillir les tributs des allies. Lysicles,apres avoir fait des levees en differenslieux,continuail sa tournee: deMyonte,ville de Carie, il s’avanc;ait par la plainodu Meandre vcrs le rnonl Sandius,quand, allaque par les Curiens et les
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Aneites, il pörit avec une grande partiedel’armee.
Ciiap. 20. Le m6me hiver, les Pia«teens, toujours assieges par les Pelo-ponnesiens et les Beoliens, tourmentespar une disette qui allait tous les joursCroissant, sans espoir de secours ducöte d’Athenes, et ne voyant d’ailleursaucun moyen de salut, .resolurent d’a-bord, eux et les Atheniens assieges aveceux, de sortir tous furtivement de laplace, et ensuite de franchir de vivoforce, s’il etait possible, les lignes en-nemies, guides danscette tentaliveparle devin Theenete, fils de Timides, etpar l’un des gemiraux, Eupolpides, filsde Daimaque. Mais bientöl moitie d’en-tre eux abandonnerenl l’entreprise,qu’ils jugeaient trop perilleuse. Deuxcent vingt seulement persisterent aveccouragc dans le projet d’invasion qu’ilsexecuterent ainsi: Ils firent des echellesde la hauleur de la circonvallation,hauteur qu’ils evalucrent-par le nom-bre des rangs de briques confenus dansla partie du mur qui les regardail etqui n’etait pas enditite. Plusieurs enmöme lemps les comptaient: quelques-uns pouvaient se tromper; le plusgrand nombre devail rencontrer juste,comptant plusieurs fois, et d’ailleurselant peu eloignes de la partie du mutoü ils voulaient appliquer les echelles ,et qu’ils voyaient facilemenl. Par l’e-paisseur des briques et le nombre d’as-sises, ils jugerent donc de la hauteurqu’il convenail de donner aux echelles.
Ciiap. 21. Or le mur des Pelopon-nösiens etait tel dans sa construclion.Il presenfait deux fronts; Tun du cötede Plalee, l’autre du cöte de la Cam-pagne, pour le cas oü, d’Athenes, onviendrait au secours de Platee. Les deuxlignes, distantes l’une de l’autre deseize pieds, etaient reunies par des (cr-rasses. Cet intervalle, de seize pied 8 »