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Tome premier.
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TIIUCYDIDE

uvtntöte distribuö, pour la tioupe sta-iionnaire , en Iogemens contigus, demaniere que (oute la masse ne presen-lait exterieurement qu’un seul gros murcrenele des deux cöles. De dix en dixcreneaux , il y avait de grandes touvsd’une largeur egale ä lepaisseur de cegros mur, dont elles joignaient ainsiles deux faces, de sorle qu’il n’y a\ailpoint de passage en dehors des tours ,et qu’il fallait les traverser par le milieu.La nuit, lorsqu’il venail ä faire mau-vais lemps, les soldals abandonnaientles creneaux des courtines et faisaient lagarde de dedans les tours, qui etaientpeu distantes les unes des aulres, etcouverles au sommet. Tel etait le murqui eofermait Plalee.

Chai*. 22. Les Plaleens donc, ayantfait leurs preparatifs, saisissent l’occa-sion d’une nuit orageuse et sans lune,tt sortent de la ville. Guides par les cjiefsniemes de l’enlreprise, ils traversentd’abord le fosse qui les environnait, etarrivcnt au mur des cnncmis sans öl reaperfusdes senlinelles, qui, au milieud epaisses lenobres, ne voyaient pas de-vant elles et n’entendaient rien, parceque les sifflcmens du venl couvraienl leInuit de la marche. Ajoutez a cela quelesPlaleens s’avangaient eloignes les unsdes autres, pour n’ölre point trahis parle choc de leurs armes. 11s n’en avaientque de legeres, et ne porlaient de chaus-sure qu’au pied gauche, afin de pouvoirassurer leurs pas dans la boue. Ceux quiporlaient des eehelles approchent doncdes creneaux, qu’ils savaient n’etre pasgavdes, et y appliquent les eehelles.Aussilöt monterent douze psilcs , armesciiucun d’un poignard et couverts d’unecuirasse. Leur chef, Ammeas, etaitmonle le premier. Ges douze hommesSG parlagent et se dirigent, six vers l’unedes deux tours, six vers l’autre, Ilssontdientöt suivis d’autres psiles , armes

, m. nr.

seulement de javelols. Pour leur rendrela marche plus facile, d’autres, derriereeux, porlaient leurs boucliers, qu’ilsdevaient leur remettre lorsqu’ils join-draient l’ennemi. Un assez grand nom-bre etait dejä monte. Les gardes destours prennent l’alarme; car un Pla-teen , en s’accrochant ä un creneau ,en avait detache une brique. Au bruitqu’elle fit en tombant, les gardes jettentleur cri. La troupe de l’interieur s’elancesur la terrasse, indecise sur le vraipoint d’attaque que lui derobent la nuit,le vent et la pluie; tandis que, de leurcöte, les Plateens restes dans la villesortent, et, pourdelourner l’atiention,font une fausse altaque du cöte opposöä celui qn’avaienl escalade leurs com-pagnons. Les soldats de cette troupe,surpris, demeurerent immobiles, in-cerlains de ce qui est arrive : nul n’osequitter le poste confie a sa defense.

En meme lemps que les trois Centshommes, troupe d’elite de leur armee,campes hors du retranchement et cbar-ges de donner du secours au besohl, seportent oü les appelle le cri d’alarme,des lorcbes agitees sont levees versThcbes : de Platee on en fait autant. LesPlateens les avaient preparees pour queles signaux se confondissent, et que lesThebains, soupgonnant touteaulre choseque ce qui etait en effet, ne vinssentpas avant que les leurs fussent sauveset bien en sürele.

Chap. 23. Cependant les Plaleensmontes les premiers s’etaient emparesdes deux tours apres avoir egorge lessentinelles. Ceux qui les suivaienl setenaient au passage des tours et les gar-daient pour empecher qu’on ne les tra-versät et qu’on ne marcluit contre eux.Du niveau de la plate-forme ils appli-quaient des eehelles aux tours, sur lesommet desquelles ils faisaient monierdes hommes qui ecartaieiu ä coups de