THHCYDIOE
F.iix-memes, avec leurs allies, se jelerentsur l’Atlique, afin que les Athöniens,inquietes de deux cöles ä la fois, fussenlmoins en etat de voguer contre la Holtequi gagnait Milylene. Cleomene etait äla lete de l’expedition, en qua! ite d’onclepaternel dePausanias, fils de Plistoanax,roi de Lacedemone, encore trop jeunepour commander. De nouveau ils de-vasterent dans l’Attique ce qui avaitdejä et4 ravage, et toutes les nouvellesreproductions, et tout ce qu’ils avaientepargne dans leurs premieres incur-sions. Aucune, depuis la seconde, n’a-vait eu des resultats aussi desastreuxpour le pays; car les ennemis, atten-dant toujours des nouvelles de leur |flotte, qu’ils croyaienl dejä parvenuc äLesbos, parcouraient le lerriloire en toutsens, portant partout la desolation. Maisne recevant point de nou vellesconformesäleuratlente, et les vivres commengantä leur manquer, ils firent retraite, ets’en retournerent par canton.
Chap. 27. Cependant les Mityleniens,ne voyant pas arriver les vaisseaux duPeloponnese qui se faisaient attendre,et setrouvant dans la disette, furent re-duits ä traiter avec Athenes.Voici quelleenfut la cause. Salaetus, qui lui-mömene comptait plus sur l’arrivöe des vais-seaux, arma les gens du peuple pourfaire une sortie contre les Atheniens.Auparavant ils etaient desarmös; maisä peine eurent-ils regu des armes, qu’ilscesserent d’obeir aux magistrats, sepermirent des rassemblemens, et or-donnerent aux riches de mettre ä de-couvert le ble qu’ils tenaient cache, etdele distribuer entre tous les citoyens;smon, ils s’entendraient avec les Athe-mens et leur livreraient la ville.
Chap. 28. Ceux qui etaient ä la teledes affaires, hors d’etat de s’opposeraux desseins du peuple, et craignanldetre exclus du traitö, couviment en
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commun, avec Paches et son armee,que les Atheniens seraient maitres deprendre sur les Mityleniens toutes lesresolutions qu’ils vcudraient; que ceux-ci ouvriraient *a I’armee les portes de laville, qu’ils enverraient ä Athenes desdeputes pour y menager leurs interels,et que, jusqu’ä leur retour, Paches n’ö-terait ni la liberte ni la vie ä aucun Mi-tylenien. Telle fut la Convention. Ceuxqui avaient negocie aupres de Lacede-mone, consternes de l’enlree des enne-mis, et ne se fiant pas au traite, alle-rent s’asseoir sur les autels. Paches lesfit relever, et les mit en depöt ä Tene-dos, oü il ne leur serait fait aucun mal,jusqu’ä ce que les Atheniens eussentpris une resolution. 11 envoya des trire-mesä Antisse, s’en rendit maitre, puiselablit dans l’armee l’ordre qu’il jugeanecessaire.
Chap. 29. Cependant les Peloponnd-siens, monles sur les quaranle vais-seaux, et qui devaient faire diligence,avaient perdu beaucoup de temps surles cöles du Peloponnese, et fait si len-tement ie reste de la traversee, qu’A-then.es ne connut leurs projets que lors-qu’ils furent ä Delos. Ils en etaientpartis, et abordaient Icare et Mycone,quand ils apprirent la reddilion de Mi-tylene. Pour se bien assurer de la ve-rile, ils gagnerent Embate de l’Ery-thr£e, oü ils se trouverent sept joursenvironapresJa roddition. Parfaitementinstruits de l’etat des choses, ils deli-bererent sur ce qu’exigeaient les circon-slances; Teutiaple, fileen, parla ainsi:
Chap. 50. « Alcidas, et vouS tous,Peloponnesiens ici presens, qui com-mandez avec moi l’armee, mon avisest de naviguer vers Milylene, avantqu’on y ait fait connaitre nos ressour-ces ; car, probablement, nous y tcou-verons, comme dans une ville dont onne fait que de prendre possession, des