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coups Pour nous, comrac l’exigent etnotre Situation ct nos besoins, nous eie-vons nos trisics voix vers lcs dieux ado- ;res sur lcs niemes autcls, et protecteurscommtins de tous les Ilellenes, nous lesconjurons de vous rendre favorables änos priores; nous alteslons lcs sermens !de vos percs, afin que vous-mfimes n’enperdiez pas le Souvenir. Prosternes etsupplians devant les tombeaux de vosancetres, nous conjurons ces illustresmortsde ne passoufTrir qu’on nous livreä leurs plus cruels ennemis, nous leursamis les plus chcrs; nous leur rappelonscebcaujour, oü, combattant ä leurscöles, de brillans exploits nous signale-rent, nous qui, dans cc jour meine,craignons desubir le sort 1c plus cruel.Enfin (car il est necessairc de mettre unleime ä notre discours, quoiquo ce soitlemoment le plus eritique pour des in-forlUnes (jui , comme nous, en cessantde parier ccsseront peut-etre de vivre),enfin nous vous dirons : Cc n’est pasaux Thebains que nous avons rendunotre ville: cettc mori sans gloiro dontiiousmenaiaiit la famine, nouseüt parumille fois preferable. C’est a vous, ävotre foi, que nous nous sommes livres.
II est de toute justice, si vous demeurezinflexibles, que du moins vous nous re-placiez dans la meme Situation, ct quevous nous laissiez le choix du dangerque nous voudrons courir. Mais, surtoutes choscs, nous demandons que lesPlateens, que les plus ardens defenseursdes Ilellenes, ne soient pas arraches devosmains, entre lesquellesilsreclamenten supplians la foi des traites, et livresä leurs plus cruels ennemis, aux The-bains. Soyez nos sauveurs, et ne nousperdez pas quand vous sauvez le restede l’Hellade! »
Chai>. 60. Telle fut la harangue desPlateens. Les Thebains, craignant queleurs parolee n’eussent touche les La-
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j cedemoniens, declarcront que ces vilsI adversaires ayant, contre leur avis ,
; obtenu la permission de repondre ä uncsimple interpellation par un long dis-cours, eux, ä leur tour, prelcndaicnljouir du meme privilege. Oh y con-j sentit; ils parieren! ainsi :
Chap. 61. «Nous n’aurions pas dc-mande la parole si les Plateens se fussentrenfermes dans une reponse precisc iivotre question; s’ils ne nous eussentpas accuses, et si, se perdant en digres-sions, ils n’eussent consacre un long dis-cours ä repondre ä des reproches qu’onne leur faisait pas, ä louer des actionsque personne ne blämait. II faut doncet que nous repondions ä leurs accusa-tions, et que nous reduisions a leur juslevaleur ces louangesqu’ils se prodiguent,afin que l’opinion qu’ils vous auraientinspirce, de nous en mal et d’eux enbien, ne leur donne aucun avantagc, etque vous ne prononciez qu’apres avoirentendu les deux parties. Nous allonsremontcr ä la premiere origine de nosdemcles. Platee est la derniere des villesbeotiennes que nous ayons fondees:nous l’avions prise apres en avoir chassedes aventuriers de diverses nations. Aumepris des convenlions les plus solcn-nelles, les babitans de cette nouvelleeite refuserent de nous reconnaitre pourchcfs; seuls entre les Beoliens, ils trans-gresserent nos anliques lois; et quandnous prötendiines les contraindre ä lesrespecter, ils se livrerenl aux Atheniens,ä l’aide desquels ils nous ont fait autantde mal qu’i 1s en ont soufferl de notre part.
Cu ap. 62. « A les entendre, lors del’invasion des Barbares, seuls entre lesBeoticns, i ls n ’on t pas favorise les Medes ;c’est sur ce point qu’ils iriomphent etnous insultent. Mais nous pretendonsnous, que s’ils n’embrasserent pas leparti des Medes, c’est que les Atheniensn’en donnerent pas i’exemple s a«»si ,