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avail dure deux ans. Il n’y eut rien qui jaccablät davantage les Atheniens, rien ;qui portät un aussi grand coup a leur |puissance. Dans les armees ils ne perdi-rent pas moins dequatrcmillelrois cenlshoplites et de trois Cents cavaliers; sanscompter tant d’autres victimes. II y euten m6me temps plusieurs tremblemensde terre ä Alhenes, en Eubee, cliez lesBeoticns, et surtout ä Orchomene deBeotie
Ciiap. 88. Les Atheniens en Sicile etles troupes de Bhegium atlaquercnt, cetbi vor, avec trente vaisseaux, les lies quiportent le nom d’Eole, et que la diselted’eau ne permet pas d’attaquer en ete.Elles appartiennent auxLipareens venusde Cnide; celle qu’ils habitent a peud’etendue, et se nomme Lipara. C’est delä qu’ils vont cultiver les autrcs, I)i-dyme, Strongyle et Hiera. Les gens dupays ei'oient que dans la derniere Vul-cain tient ses forges, parce qu’on lui voitjeter beaucoup de feu la nuit, et de lafumee pendant le jour. Ces lies, situcesä la vue des campagnes des Sicules etdes Messeniens, etaient dans l’alliancedes Syracusains. Les Atheniens, apresen avoir ravage le (erritoire sans pou-voir forcer les habilans ä se rendre, re-lournerenl a Bhegium. L’hiver finis-sait, et avec lui la cinquieme annee dela guerre que Thucydide a ecrite.
Ciiap. 89. Au retour de l’efe, les I’e-loponnesicns et leurs allies, comman-des par Agis, fils d’Archidamus, roi desLacedemoniens, etaient venus jusqu’ä’isthme pour se jeter sur l’Attique. Destremblemens de terre reiteres les force-rent de retourner sur leurs pas; il n’yeut point d’invasion. A celte memeepo-que, des tremblemens de terre euremlieu aussi dans l’Eubee, ä Orobies. Lamer, s’ela ncant deson anrien rivage, serepandant ä grands flots, envahit une;artie eonsiderable de la ville,en sub-
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i mergea un quartier, en abandonna un' autre; en sorte que maintenant une| porlion de ce territoire esl devenue mer.Dans cc cataclysme perirent tous ceuxqui ne purent gagner ä temps les hau-teurs. Atalante,attenanlälaLocride,eutä souffrir d’un semblable cataclysme :la mer entraina une partie du fort qu’yavaient construit les Atheniens; sur deuxvaisseaux tirfe ä sec, il y en eut un debrise. Les eaux gagnerent aussi Pepa-rethe, mais n’inonderent pas la ville:seulement le tremblemenl de terre ren-versa une partie de la muraille, le pry-tanee, et d’autres edifices, mais en petitnombre. La cause, je crois, de ces sortesd’accidens, c’est que, dans les endroilsoü les secousses sont les plus fortes,elles chassent avec impetuosite les eauxde la mer, les repoussent subitement,et donnent une nouvelle force ä i’inon-dation : mais je ne pense pas que sanstremblement de terre il puisse rien ar-river de semblable.
Ciiap. 90. Durant ce mßme ete, ils’eleva des gucrrcs non-seulement entreles diverses peuplades qui exislaientdans la Sicile, et qui se battaient,celles-ci pour une cause, celles-lä pour uneautre, mais particulierement ende lesSiceliotes, qui s’entrc-decbiraient : lesAtheniens prirent parti pour leurs al-lies. Je vais rapporter ce que firent deplus important ou ces allies secondespar les Atheniens, ou leurs ennemiscontre les troupes d’Alhenes. Chareade,general des Atheniens, ayant ete tuepar les Syracusains dans un combat,Caches, commandant de toule la flotte,se porta avec les allies contrc Myles,place dependante de Messene. Deuxcorps de Messeniens qui s’y trouvaienten garnison, dresseront une embücheaux troupes debarquees; mais les Athe-niens mirent en fuile les gens de 1’cm-buscade, en tuerent un grand nomlxe>