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Tome premier.
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286 THUCYDIDE. UY. 1Y.

dire de juste. Ceux qui viendront, serontcharges de pleins pouvoirs, clause dontvous nous recommandez l’observation.Le traite tiendra pendant un an. Ainsil’a decrete le peuple. La tribu acaman-lidesiegeaitauPrylanee; Phenippeelait!greflier, et Niciade presidait en qualile |d’epistate. Laches proposa le decret sui-vant : « Sous les auspices de la bonnefortune des Atheniens, il y aura treve,suivant que les Lacedemoniens et leurs |allies en conviennent. » Le decret fut Iacceptö par le peuple. On decida qu’ily aurail treve pendant un an, ä com-mencerdu quatrieme jour apres ledixdu mois elaphebolion; que, pendant laduree du traite, les depules et les he-rauts, de pari etd’autre, negocieraient >et chercheraient les moycns de terminerla guerre; que les generaux et les pryta-nes convoqueraienl une assemblee obles Atheniens delibereraient, avant tout,sur les instructions ä donner ä leurs de- |putes charges de traiter de la cessation ide la guerre; et que, sur-le-champmömc, les ambassadeurs presens juge-raientquede bonne foiils s’engageraientä maintenir la treve pendant l’annee.

Ciiap. 119. Les arlicles arrötes etconvenusentre les Lacedemoniens, lesAtheniens et les alliös respectifs, ä La-cedemone, le douze du mois gerastion,furent ratifies et garantis, pour Lacede-mone, par Taurus, fils d’Echetimidas,Alhente, filsde Periclidas, Philochari-!das, filsd’jßryxidaidas; pourCorinlhe,par Eneas, filsd’Ocyte, et Euphamidas,fils d’Aristonyme; pour Megäre, par Ni- jcase, fils de Cecale, et Menöcrate, fils jd’Amphidore; pour Epidaure, par Am-1pliias, fils d’Eupeidas; pour Athenes, par |les generaux Nicostrate, fils de Diitre-phes, Nicias, fils de Niceratus, Autocles,fils deTolmee. Ainsi fut concluela treve.Tant qu’elle dura, il y eut des negocia-tions pour pamniräunepaixdefiiütive. I

Chap. 120. Dans ces mSmes journöesoü les parties belligerantes traitaient en-tre dies, Scione, ville de la Pallenesedetacha des Atheniens pour se donner äBrasidas. Les Scioniens pretendent liierleur origine des Pelleniens du Pelopon-nese; ils racontent que leurs premiershabitans, au retour de Troie, furentportes, par la lempele qui tourmenta lesHellenes, dans la contree oü ils s’etabli-rent. Brasidas, pour favoriser leur de-fection, cingla de nuit vers Scione,porte sur une barque, faisant marcherassez loin devant lui la triröme que luiavaient envoyeo les Scioniens : cettetrireme le defendrait s’il lui arrivaitd’etre attaquö par un bätiment plus fortque le sien; si une autre trireme de forceegale le rencontrait, eile ne tourneraitpas contre le bätiment le plus faible, etpendant le combat il aurait le temps dese sauver. 11 fit heureusement la tra-versee> et lint aux habitans de Scioneles memes discours qu’aux Acanlhienset aux peuples deTorone; ajoutant qu’ils| meritaient les plus grands eInges, eux| qui, vdritables insulaires, la Pallenesetrouvant bloquee dans l’isthme par lesAtheniens, maitres de Potidee, avaientcouru spontanement au-devant de la li-bert6, sans attendre limirlement quelanecessite les obligeät de cherchcr unbonheur Evident et qui leur apparte-nait; quec’^tait un signe certain qu’ilssoutiendraient avec courage les plus for-tes epreuves, s’ils passaient sous laConstitution qu’ils desiraient; qu’il lesjugeait les plus fideles amis de Lacede-moneet leur temoignerait toute l’eslimequ’ils meritaient.

Chap. 421. Les Scioniens sentirentleur courage s’accroitre ä ce discours;et lous animes de la möme audace,ceux rneme ä qui d’abord avait d6plu cequi se passait, resolurent de supporterla guerre avec consiance. Non contens