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Tome premier.
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deux collines, sur les confins de la domi- Jnation d’Arrhibee, sachant que Brasidas jn’avait pas d’autre chemin ä prendredans sa retraite; ils le cernerent des jqu’ils le virenl en approcher, se croyant,certains de le prendre dans ce sentierdifficile.

Ciiap. 128. II vit leurdessein,etcom-manda aux trois Cents qui etaient avec j

lui de courir, sans garder de rangs, etavec toute la celerile dont chacun d’euxserait capable, ä celle des deux collinesdont il lui semblait plus facile des’em-parer; de tächer d’en repousser les Bar-bares , qui d£jä commen^aient ä la ga-gner, et de les prevenir avant qu’ils nese fussent formes en plus grand nombrepour l’investir. Ils partent, tombent sur jlesenneniis, et occupent la colline. Le 1corps d’armee des Hel lenes parvient sans !peine; car les Barbares, mis en deroutepar des hommes qui les repoussaientd’un lieu superieur, sont frappes d’e-pouvante. Ils renoncent a poursuivre lesHellenes, qu’ils considerent commeavant touche les frontieres d’un peupleami, et comme etant desormais liors deleursinsultes. Brasidas, apresavoir ga- |gne les hauteurs, conlinua sa marche |avec plus de sürele, et arriva lememe ijourä Arnisse, villequi etaitsouslado-minalion de I’erdiccas. Les soldats, ir-rites de la desertion des Macedoniens,brisaientouenlevaienttout ce qu’ils ren-conlraient sur leur route, voilures atte-lees de bceufs et ustensiles de toute es-pece qui avaient eie egaresen chemin,comme il arrive dans une retraite quefont de nuit des gens effrayfe. Des lorsPerdiccas regarda Brasidas comme sonennemi; et, sans nourrir dans son coeurcontre le Peloponnese une haine qui nepouvait etre chez lui un sentiment habi-tuel, puisqu’il deteslait les Alheniens,echappe ä degrandsdangers, il cherchatous les rnoyens de s’accomtnoder au

, LIV. IV.

plus tot avec Athenes et de se detacherdes Peloponn6siens.

Cu ap. 129. Brasidas, ä son retourde Torone, trouva les Atlieniens dejämaitres dcMende. Ne se croyant pas enetat de passer dans la Pallene et de sevenger des Alheniens, il se tint en re-pos, et se contenta de mettre Torone enetat de defense. Pendant qu’il avait eteoccupe ä Lyncus, les Alheniens, quis’etaient prepares ä reprendre Mende etScione, etaient arrives avec cinquantevaisseaux, dont dix de Chio, milleho-plites fournis par l’Attique, six Centsarchers, mille Thraces soudoyes, et despeltastes que leur avaient fournis lesallies du pays. Les generaux etaient Ni-cias, filsde Niceratus, et Nicostrate, filsdeDiitrephes. Ils avaient mis en merä! Potidee : ils prirent lerre pres de l’hie-| ron de Neptune, d’oü ils marcherentcontre Mende. Les habilans s’avancerentä leur rencontre avec trois Cents hommesde Scione, et des auxiliaires du Pelo-ponnese , formanl en tout sept cenls lio-pliles que commandait Polydamas. Ilscamperent liors de la ville, sur une col-line fortifiee par la nature. Nicias, avecCent vingt hommes de Methone armesäla legere, soixanle hoplites d’Athenes,hommes d’dlile, et tous les archers,essaya de monter contre eux par uncertain sentier; il rccut une blcssureetne put les forcer. Nicostrate, par unautre chemin pluseloigne, voulut, avecle reste des troupes, gravir cette collinede difficile acces; mais il fut mis dansun lei desordre, qu’il exposa l’armeeathenienne ä une entiere defaite. Danscette journee, les Mendeens ayanttenuferme, les Atlieniens se retirerent etcamperent. La nuit venue, les Mendeensrentrerent dans leur ville.

Chap. 150. Le lendemain, les Athe-niens tournerent la cöte, prirent terredevant Scione, s’emparerent du fau*