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Tome premier.
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350 im’CYDIDE

qui fourniraieni des Iroupes ol des sub- jsistances; que d’abord on s’assurerait jde Messene; car cette ville, qui nvait sur itoutes les aut res l’avantage decomman- jder le trajet et l’abord de l’ile, olfriraitä l’armee un port et un lieu de sejour.Apres avoir attire des villes ä leurallmce et reconnu )e parii que chaciinembrasscrait, ils attaqueraienl Syra-cuse et Selinonle, si la demiere ne s’ac-cordait pas avec Egesle, et si l’autrerc-fusait de retablir les Leonlins.

Ciiap. 49. Lamaclms, d’un avis con-traire, declara hautemenl qu’il fallaitvoguer contre Syracuse, et, sans delai,diriger tous les elTorts contre cette villesans defense et oü dominait la crainte;que toute armee inspirait d’abord laterreur, mais que, si eile tardail ä pa-raitre, l’ennemi rassure n’eprouvait enla voyant que le sentiment du mepris;qu’en attaquant soudain, tandis qu’ilsctaient encore altendus avec crainte, lesAlbaniens auraient la supcrioritc; quetout serait dans l’epouvante, d’abord äleur seul aspect, puisqu’ils se montre-raient en grand nombre, ensuite parl’atlente des niaux qu’on aurait ä souf-frir, surtout par la necessile de courirsansdelai leshasardsdu combat. Commeon n’avaitpascruäl’expediiion,ils trou-vcraienlsansdouteaudebors, dans lescampagnes, beaucoup d’hommesäen-lcver; ou si ces liommes parvenaientase jeler dans la ville, l’armee ne man-querait pas de ressources, puisqu’elle necommencerait le siege de la place qu’a-press’fetre rendue maitresseduplalpays.Des lors les autres peuples de la Sicile,au lieu de faire cause commune avecSyracuse, n’hesiteraient pasälesvenirjoindre, sans attendre l’evenement; en-fin, pour se menager une retraite etmettre ä l’ancre, la flotte trouveraitune Lonne rade ä Megäre, placeabandonnee, qui n’etait pas fort eloi-

, UV. VI.

gnee de Syracuse, ni par lerre, ni parmer.

Chap. 60. lamachus, tout en ouvrantcet avis, ne laissa pas que de se rangorä celui d’Alcibiade, Celui-ci passa surson vaisseau ä Messene, cl y porta despropositions d’alliance qui ne furentpas ecoutees. On lui repondit que lesAthcniens ne seraient pas le^us danslaville, mais qu’on lui ouvrirail un mar-cbdaudebors.il relournaäRhegium.Lesgeneraux chargerent de troupes soixantede leurs vaisseaux, prirent des muni-tions, et cinglerent vers Naxos, laissamä Rhegium un des leurs avec le resledel’armee. Re^us dans la ville par les ha-bitans de Naxos, ils passerent ä Catane.Les portes leur ayant ete fermees (caril se irouvail ä Catane des gens de la fac-tion de Syracuse), ils se dirigerent versle Terias, passerent la nuit sur sesbords,et voguerent le lendemain vers Syracuse,faisant mareber tous les autres vaisseauxsur une meme ligne; mais ils en en-voyerent dix en avant pour entrer dansle grand port, avec ordre d’observersiquelques bälimens ctaient lires ä flot,de s’avancer, et de publicr, du haut delafloltille, quelesAtheniensvenaientpourretablir les Leontins; qu’ils y ctaient te-mis ätitred’al lies, ayant aveceux une ori-gine commune; que les Leontins, qui setrouvaient ä Syracuse, pouvaient doncsans crainte les rejoindre comme amis etbienfaiteurs. Apres avoir fail cette pro*clamation et bien observeles ports, laville, la disposition des lieux, afin devoir d’oü ils partiraicnl pour combattre,ils se rembarquerenl pour Catane.

Ciiap. 51. Les habitans de cette ville,apres avoir convoque une assemblee,rc^urentdans leurs murs, non l’armee,mais les gendraux, en les invilant ä direce qu’ils voulaient. Tandis qu’Aleibiadeparlait, et que la portion de citoyensqui etait dans la ville s’occupait de 1 »*•