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Tome premier.
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THUCYDIDE

nonie, et s’instruire des dilförends decette ville avecfigesle. IIs suivirent lessinuosites de la cöte, ayant la Sicile ägauche, du cöte qui regavde le golfedeTyrrhenie, et arriverent, en ralentissantleurmarche, vers llimere, laseule villeltelleniquequi soit dans cetle partie del’ile. N’y ayant pas ete re$us, ils prirentdans leur paraple llyccares, place mari-time de !a Sicanie et ennemie des Eges-lains, et, apres l’avoir reduite en servi-tude, la remirenl ä ceux d’Egesie, dontla cavalerie les avait secondes; puis, tra-versant le pays des Sicules, ils revinrentpar terre ä Catane, landis quc les vais-seauxtournaientle nord de la Sicile, ein-menant ieurs prisonniers en esclavage.Quant äNicias, il 1h sans delai le parapled’Hyccares ä figeste, y conlera sur diversobjels, re?ut trente talens, rejoignit l’ar-mee, vendit les prisonniers, dont il tiracenl vingl talens. La vente faite, Niciaselscscollegues se rendircnt, en lournantl’ile, cliez les allies des Sicules, et lespresserent d’envoyer des troupes; avec |lamoiliedeleursforces, ils marcherentcontre Ilybla Caleotis, place ennemiequ’on ne put forcer. Alors leie finissail.

Cuap. 63. Des le commencement del’hiver qui lui succeda, les Atheniens sepreparerenl a marcher contre Syracuse.Les Syracusains, de leur cöte, se dispo-saient ä s’avancer contre eux. 11s repre-naient chaque jour plus de courage,parce que, au moment de leur premiereteueur, les Atheniens ne les avaient pasprcsses comme ils s’y atlendaienl; etquand ils les eurem vus suivre loin d’euxla cöte nord, aller attaquer Ilybla et lamanquer, ils en vinrent ä les mepriser.Alors, comme il arrive a une multitudequi s’enhardit, ils presserent les gene-lau x de les mener contre Catane, puis-que les ennemis ne venaient point a«ux: sans cesse des cavalicrs poussaientjusqu’au camp des Atheniens, les ob-

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servaient, et, entreaulres insulles, leurdemandaient s’ils n’etaienl pas venus enpays etranger plutöt pour s’elablir aveceux que pour retablir les Leontins.

Ciiap. 64. Temoins de cette audace,les generaux atheniens voulurent les at-lirer hors de la ville avec la plus grandepari ie possible de la population, et, ä lafaveur de la nuit, longer la cöte pours’emparer ä loisir d’un bon posle oü ilset; Al iraient des retranchemens. Ils sen-taienl bien qu’ils n’auraient pas le mömeavanlage s’ils forcaienl la descenle ä lavue d’ennemis prepares, ou s’ils etaientaperfus en allant les attaquer par terre;que la cavalerie de Syracuse, qui etaitnombreuse, tandis qu’eux-memes enmanquaient, harcellerail les troupes le-geres et le bagage, au lieu qu’en suivantleur dessein, ils prendraient un posle oüla cavalerie leur ferail peu de mal. Desexiles de Syracuse ä leur suile leur enindiquerent unsur l’Olympiuin, dont ilss’emparerent en eilet. Yoici le strata-gemeque les genöraux imaginerent pourexecuter ce qu’ils avaient resolu. Ilsiirent parlir un Cataneen, leur affide,qui ne paraissait pas moins atlacheauxgeneraux syracusains : or cet hommeetait de Calane; il dit ä ces derniersqu’il venait de la partde quelques Ca-taneens dont ils savaient les noms etqu’ils connaissaient dans Calane pourölre encore altaches ä leur parli. Ilajoutaque les Atheniens y passaient lanuit loin de leur camp; que s’ils vou-laient, au jour indique, arriver avecTaurore, les partisans de Catane retien-draient ce qu’il y aurait d’Atheniensdans la ville, et incendieraient les vais-seaux, tandis qu’eux-memes, attaquantles palissades, se rendraienl facilementmailres du camp; que beaucoup de Ga-lancens seconderaient cette Operation;que ceux qui l’avaien't envoye etaientdejä tout preis.

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