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de tenir asservis les Chalcidiens de l’Eu-b6e, dont ceux-lä sont une colonie. Maisils veulent user contre les Leontins desmemes moyens qui leur ont servi contreles Chalcidiens. Apres avoir, dans leseul but avoue de chätier le Mede, per-suade aux Ioniens et ä tous les allies,qui tiraient d’eux leur origine, de lesreconnaitre pour chefs, ils les subju-guerent tour ä tour, les uns, disaient-ils, parce qu’ils avaient abandonne l’ar-mee, les aulres, parce qu’ils se faisaientune guerre mutuelle, d’autres encoresous mille pretextes specicux. Ils n’ontpas plus combattu le Mede pour la li-berte des Hellenes, que les Hellenesn’ont defendu leur liberte: rnais les unsont pris les armes pour qu’on leur fütasservi plulöl qu’au Mede; les aulresont repousse le Mede pour se donner unmaitre qui est, non pas plus stupide,mais plus pervers que sa politique.
Chap . 77. « Nous ne venons pas faire'e detail de toutes les injustices des Athe-niens : il est trop facile de les accuser;ce que nous pourrions dire vous esttropconnu. C’est nous-mcmes plutöt quenousaccuserons, nous qui avons l’exem-ple des Hellenes du continent, nous quisavons qir’ils furent asservis, faute des’etre defendus. Nous voyons qu’Alhe-nes emploie aujourd’hui contre nousde semblables ruses, qu’elle s’annoncecomme voulant retablir les Leontins enfaveur d’une commune origine et se-courir les Cgeslains ä tilre d’allies; etnous differons de nous reunir! et noushesitonsä lui montier que noussommes,non de ces Ioniens , de ces Ilellespon-tins, oe ces insulaires, toujours preis äsecouer le joug du Mede ou de tcl autremailre, et cependanl toujours esclaves,mais des lJoriens, des peuples autono-mes, sortis du Peloponnese, d’un payslibre, pourhabiter la Sicile! Attendrons-nous qu’on nous asserviss« les uns apres
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les autres, lorsque nous savons qu’j[n’est que ce seul moyen de nous con-querir; quand nous voyons que c’estprecisemen t celu i qu ’em ploien t les Athe-niens, detachant de nous, ceux-ei par laseduction, ceux-lä par I’espoir de leuralliance s’ils attaquent des voisins, d’au-tres encore en les caressant, en leur of-frant successivement la perspective dequelque autre avantage? Et pouvons-nous croire quesi, dans la Sicile, uncompalriote eloigne perit avant nous,le mal ne nous attcindra pas, et quece-lui qui souffre le premier, sera le seulqui ait ä souffrir?
Ciiap. 78. « Si quelqu’un de vouss’est mis dans l’esprit que ce n’est paslui qu’Alhönes juge son ennemi, maisles Syracusains; s’il lui semble dur des’exposcr pour notre pays, il doitob-server qu’il ne s’agit pas plus de notrepays que d’un autre, et qu’en venantcombattre sur notre territoire, il eom-battraegalementpourlesien, avecd’au-lant plus de sürcte, que nous ne sommcspoinl encore detruits, qu’il nousauraitpour allies, et ne serait pas seul äsede-fendre. Qu’il Sache que Jes Atheniensne pretendent pas se vengcr de notrehaine, mais que, sous le pretexte de lavengeance, ils veulent surlout s’assurerl’amiti6 des CamarinOens. Celui dontnous excitons l’envie ou la crainie(cartoujours la superiorite fut l’objel del’une et de l’autre), celui qui, dans desemblables sentimens, desire notre hu-miliation pour nous rendre plus mo-destes, et qui souhaite en mörne tempsnotre Conservation pour sa propre sü-rete, veut ce qui n’est pas en Ja puis-sance de l’bomme : il est cn effet impos-sible qu’un homme dirige deia mentemaniere et tout ensemble son d&ir et lafortune. Tel qui s’abuse ainsi, unjourpeut-etre, en deplorant ses propresmaux , regrettera da n’avnif fl" 1 ' ä ® 11 '