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Tome premier.
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TI1UCYD1DE, LIV. TI. 361

vier notrc prospdrit6 : regrcts superflus,röserves ä quiconque aura quitte notreparli et n’aura pas voulu parlager desdangers communs : je dis communs ,non pas en paroles, mais de fait; car onpourra dire que celui qui aura sauvenotrepuissance, aura, dans la realite,pourvu ä son propre salut. Voilä, ö Ca-marineens, vous qui, places sur nosfrontieres, etes, apres nous , les Pre-miers que menace le dangcr, voilä ceque vous auviez du prevou au !icu denous servir mollcment coinme vous fai-tes. II fallait plutöt venir ä nous de vo-tre propre mouvement, nous cxhortcr,nous encourager, avec cette ardeur quevous metlriez ä implorer notre sccourssi les Atheniens eussent attaque Cama-rinela premiere. Mais ni vous ni d’au-tres n’avez eu encore cette pensee.

Chap. 79. « Vous direz peut-etre,pourcouvrirvolre pusillanimitedu voiledelajustice,qu’il existe uncalliance en-trevouset Athcnos. Mais cette alliance,ce n’esl pas contre vos amis que vousl’avezconclue, c’est contre les ennemisqui viendraienl vous assaillir: vous avezconlracle rengagement de secourir iesAtheniens atlaques , et non pas agres-seurs,comme ils le sont ä present. Aussiles ciloyens de Rhegium, quoique Chal-cidiens, refusent-ils de s’unir ä eux pourretablir lesLeontins, qui sont aussi Chal-cidiens. Certes il serait etrange qu’ilseussent devine les effels qui doivcnt re-gulier de lajustice apparenle des Athe-niens, et pris unsage parli, sansavoirdetaisons plausibles pour lefairegoüler;et que vous,qui pouvez alleguer envotrefaveur des motifs si puissans, vous vou-lussiez servir vosadversaires nalurels, etvous reunir ä ees morteis ennemis pourperdre les amis ä qui la nature vous liesi otroitement. Ayez en horreur une teilenijustice.et secourez-nous sans cramdre1 appaveil de Rurs forces. Res forces, si

nous nous divisions au gre de leurs de-sirs, deviennent redoutables • eiles lesont peu si lous nous reslons unis. Ilsont eu affaire ä nous seuls, et cependanSvaincjueurs dans un combat, ils se sontrelires precipitamment, sans pouvoirexecuter leurs projets.

Chap. 80. « En nous lenant dans l’u-nion, nous aurions tort de perdre cou-rage. Formons cnsemb I e u ne et roi te con-(ederation, avec d’autant plus de zele,que nous allons etre secondes par lespeuples du Peloponnese, guerriers biensuperieurs aux Atheniens. Et ne voyezpas de l’egalite pour nous et de la süretepour vous dans le desir que vous avezmanifestede resterneutres, comme etantallios de tous deux: cette egalile n’existepas de fait comme en paroles; car si,faute de vos secours, celui qu’on altaqueest perdu tandis que l’agresseur triom-phera, qu’aurez-vous fait autre choseque permettre la ruine de Syracuse etfavoriser l’odieuse ambition d’Athenes!Certes, il est plus bcau de vous unir äceux qu’on insulle, ä ceux qui ne com-posentavec vous qu’une seule famille,et de proteger les inlerets communs dela Sicile, que de. favoriser les usurpa-tions des Atheniens, vos pretendus<imis.En un mot, les Syracusains jugent inu-tile de vous apprendre, ä vous et ä d’au-tres peuples, ce que vous savez aussibien vous-mömes. Nousvous implorons,et en meme temps, si vous n’6coutez pasnos prieres, nous protestons contre vous,nous Doriens, attaques par des Ioniens,nos constans ennemis; nous que vous,Roriens, ne craindriez pas de trahir. Siles Ath6niens nous subjuguent, ils ledevront ä l’influencc du parti que vousaurez pris; et neanmoins eux seuls enauront la gloire: et le prix de leur triom-phe sera de meitre sous leur joug ceux-lä niemes qui les auront fait triomphcnMais si la vicloire est ä noua, VOUB serez