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nite. Les Alheniens les y poursuivirentet s’y jelerent avec eux, mais furentchasses. La pcrirent quelques Avgiens etun pelit nombre d’Atlieniens. L’armeeentiere, revenant ä la cliarge, detruisitle contre-mur qu’elevaient les Syracu-sains, arracha les palissades, emportales pieux, et dvessa un Uophee.
Cu ap. 101. Le lendemain, les Allie-niens enlreprirent, ä partir de leur murde circonva Kation, de fortifier 1 erocherescarpe qui domine le marais, et qui,faisant partie d’fipipoles, regarde en cetendioit le grand port; poinl d’oü le murde eirconvallation, traversant la plaineet le marais pour descendrc vers legrand port, devenait tres-courl. Les Sy-racusains, de leur cöte, ä partir de laville, construisirent de nouvelles palis-sades qui traversaient les marais, etcreuserenl en memo temps un fosse pa-rallele ä ces palissades, afin d’enipe-clier les Alheniens de prolonger leursouvrages jusqu’ä la mer. Ceux-ci, ayanttermine leurs travaux sur le rocher,marcherent contre ces nouveaux ouvra-ges, envoyerent ordre ä leur Hotte dedoubler Tliapsos et de s’avaneer jus-qu’au grand port de Syraeuse, puis,au point du jour, descendirent d’Epi-poles dans la plaine, jeterenl sur le ma-rais, ä l’endcoit oü il est bourbeux etpresque solide, des porles et de largesplanches, et le traverserent. Des l’au-rore, ils etaient maitres des fosses etdes palissades, si l’on en excepte unepartie qu’ils prirenl bientöt apres. II sedomiaun combat oü ilseurenl le dessus.
L aile droite des Syracusains prit la fuitedu cöte de la ville, et l’aile gauche lel°ng du fleuve. Les trois Cents liommesd elited’Aiheues coururent au pont pourleurcouper le passage. Les Syracusains,qui avaient lä une grande partie de leurValerie, cvaignamt que le pont ne lüt“Hercepte, s’avancercnt contre ces trois
, uv. VI.cents, les mirenten fuite, et attaquerentl’aile droite des Alheniens. Cette impe-tuosite porle reffroi dans les premiersrangs : Lamachus, qui le voit, accourtavec les Argicns et quelques archers; ilvient, de l’aile gauche, donner du ren-fort. Mais au passage d’un fosse, n’ayantque peu d’hommes qui le passaient aveclui, il ful tue aveccinq ou six dessiens.Les Syracusains, sans delai, enleverentces morls, et les transporterent au-deladu fleuve en lieu sür, puis se retire-rent, voyant s’avancer la division desAtheniens.
Chap . 102. Cependant ceux qui d’a-bord avaient fui du cöte de la ville, ä lavue de ce qui se passait, reprirent eou-rage, revinrent sur leurs pas, firent faceaux Atheniens qui etaient devant eux,et envoyerent un detachemenl aux con-structions de celle descollines des fipi-poles qui domine les marais, croyantces constructions abandonnees, et par läfaciles ä enlever. Us s’emparerent eneflet de la fortification avanceequi avaitmille pieds, et la pillerent; mais la pre-sencedeNiciasprotegea les constructionsoü il se trouvait retenu par une Indispo-sition. En eflet, il ordonna aux valets,auxquels il ne voyait pas d’autremoyenpour elre les plus forts, de metlre le feilä lout ce que l’on avait de machines etde bois en avant du retranchement. Caqu’il avait prevu airiva : l’incendieem-pecha l’approchedes Syracusains qui seretirerent; et de plus, un renfort d’Athe-niens qui avaient poursuivi Tennemi aubas de la plaine, revint du cöte de l’en-eeinte; et dans le meme temps, suivant, l’ordre donne, les vaisseaux voguaieatde Tliapsos vers le grand port. Ceux desSyracusains qui etaient sur les hauteurs,ä la vue de ces mouvemens, se retire-renl ä la bäte et rentrerent dans la ville,ainsi que toute larmee, ne se croyantplus, avec ce qu’iis avaient de forces,
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