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THUCYP1DE
en etat d’empöcher Ia conduite des eon-structions dirigees vers Ia mer.
Chap. 105. Les Alheniens erigerentensuite un trophee, accorderent auxennemis la permission d’enlever leursmorts, et m;urent le corps de Lama-chus et des guerriers tues ä ses cötes.Ayant alors toutes leurs forces de terre etde mer, ils ceignirent les assieges d’undouble mur, qui, partant de la partie laplus escarpee des ßpipoles, se prolon-geait jusqu’ä la mer. De lous cötes, ilIeur arrivait d’Italie des munitions. IIleur vint aussi de chez les Sieules quan-tited’allies restesjusque lä dansl’irreso-lution, et de IaTyrsenie, trois pentecon-tores. Tout enfin allait de maniere ä leurdonner de meilleures esperances. LesSyracusains ne complaient plus sur Jasuperiorite, ne voyant arriver aucun se-cours du Peloponnese; ils parlaienl entreeux d’accommodemenl, et en portaientdes paroles ä Nicias; car lui seul com-mandait depuis la mort toute recente deLamachus. Rien ne se concluait; mais,comme on devait l’attendre de genshors d’eux-memes, et plus resserres quejamais, on faisait des proposilions detoute espece au general ennemi, et l’ons’accordait encore moinsdansl’inlerieurde la ville. Le malheur des circonstan-ces avait seme les soup^ons entre les ci-toyens. On destilua les generaux souslesquels etaient arrives des echecs qu’onne manquait pas d’allribuer ä leurmauvaise Cor tu ne ou a leur perfidie. Onleur en substitua de nouveaux, Ilera-clide, Eucles et Tellias.
Chap .104. Cependant Gy 1 ippe de La-cödemone et les vaisseaux partis de Co-rinthe etaient sur les cötes de la Leucadieportant au plus töt des secours en Sicile;mais il leur arrivait de fächeuses nou-velles, et toutes, d’accord dans leur faus-sete, portaient que dejä Syracuse ötaitentierement inveslie d’un mur ia cir-
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convallation. Gylippe n’eut donc plus,du cöte de ce pays, aucune esperance.Voulantdu moins s’altacher l’Italie, ilse häta, avec Pythen de Corinthe, detraverser la mer d’Ionie pour arriver äTarente. Ils avaient deux vaisseaux deLacedemone et deux de Corinthe. LesCorinthiens, independamment des dixvaisseaux qui leur appartenaient, de-vaient mettre en mer lorsqu’ils auraientequipe deux vaisseaux de la Leucadie,trois d’Ainbiacie. Gylippe, de Tarente,alla negocier dans la Thuriatide, oü ilavait herite, de son pere, du droit deeite; mais ne pouvant gagner leshabi-tans, il remit en mer et cötoya l’Italie.Du golfe Terineen, empörte par un venttres-violent lorsqu’il est fixe au nord, ilfut jete dans la haute mer; puis, apresavoir lutte contre la tempete, il revintprendre terre ä Tarente, et fit tirer ä sec,pour les radouber, les vaisseaux quiavaient souffert. Niciasapprit qu’il etaiten mer, et n’eut que du mepris pour lepetit nombre de vaisseaux qui l’accom-pagnaient. Les habilans de Thuriumeprouverent le meme sentiment. On leregardait comme equipe plulöt pourexercer la piraterie que pour faire Iaguerre, et personne encore ne se joignitä lui.
Chap. 105. A la möme epoque de cetete, les Lacedemoniens entrerent dansl’Argolide avec leurs allies, etsaccage-rent une grande partie de la Campagne.Les Atheniens, avec trente vaisseaux,amenerent des secours aux Argiens, etpar lä, rompirent ouvertement la treveavec les Lacedemoniens; car jusque läils s’etaient bornes ä guerroyer de con-cer*. avec les Argiens et les Mantineens,en sortanl de Pylos pour faire la pirate-rie, non sur les cötes de la Laconie, maissur celles du reste du Peloponnese. Invi-tes plusieurs fois par les Argiens ä appro-cher, seulement en armes, des cötes de