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ä Melaponte en Italie, obtinrent desliabitans, ä titre d’allies, trois cenlshommes armös de javelots et deux tri-remes, les prirenl avec eux et suivirentla cöte jusqu’ä la Thurialide, oü, dansune insurrection, la faction qui leuretait contraire, venait de succomber?11s s’y arrölerent pour faire la revue deleurs troupes, reconnailre s’il leur enmanquait, et engager les Thuriens ,puisque la fortune les favorisait, ä lesseconder avec vigueur, et ä n’avoird’autres amis et ennemis que les amiset ennemis des Atheniens.
Ciiap. 34. Ceux des Peloponnesiensqui alors, avec les vingt-cinq vaisseaux,slationnaient vis-ä-vis de la flotte deNaupacle pour favoriser le passage devaisseaux de Charge allant enSicile, sedisposaient ä un combat naval. Apresavoir equipe encore d’aulres vaisseaux,de maniöre que leur flotte n’etait quede peu inferieure ä celle des Atheniens,ils jeterent l’ancre sous ftrinöe d’Achaie,dans la Rhypique. Ce lieu, oü ils sla-tionnerent, a la forme d’un Croissant:l’infanterie de Corinlhe et des aliids cngarnissait les deux pointes; la flotte,commandee par le Corintliien Polyan-thes, etait au milieu et fermait le golfe.Les Atheniens, partant de Naupacleavec irenle vaisseaux commandes parDiphilus, vinrent se presenter devanteile. D’abord les ennemis ne firent au-cun mouvement; mais quand ils juge-rentle moment favorable, le signalfutdonnö, il s’avancerent : l’action s’en-gagea. Long-temps les deux flottes s’op-poserent l'une ä l’autre une egale resis-tance. Enfin trois vaisseaux de Corinlhefurenl brises; aucundeceux des Athe-niens ne coula bas, mais sepl furentmis liors d’elat de tenir la mer, ayantre^u des coups deperon, et les vais-seaux corinlhiens, garnis de plus lon-gues oreilles, leur ayant brisö leurs
THUCYDIDE, I.IV. VH.
; avans. L’issue de cette journöe fut dou-
i teuse; Tun et l’autre parti s’atlribua la1 victoire. Cependant les Alhöniens res-terent maitres des debris des vaisseauxj ennemis; et, comme le ventpoussaitäla haute mer et que les Corinthicns nerevinrent plus ä la charge, on se separa.11 n’y eul pas de poursuites ; on ne fitpas de prisonniers. Les Corinlhiens quis’etaient battus pres de la cöte, n’eurentpas de peine a se sauver. Ru cötö desAthöniens, il n’y eut aucune perte devaisseaux. Des que ceux-ci furent ren-tres ä Naupacle, les Corinthicns dres-serenl un trophee, comme vainqueurs,parce qu’ils avaient mis plus de vais-seaux hors de combat, et ne croyant• pas avoir etc vaincus par cela seul queleurs ennemis ne s’eslimaient pas vain-queurs : car les Corinthicns croyaienttriompher s’ils n’eprouvaient pas uneentiere defaite, et les Atheniens se: croyaient vaincus s’ils ne remportaientune victoire decidee. Mais bientö! les| Peloponnesiens se rctirerent, et leurar*mee se dispersa : les Atheniens alors,
; en qualite de vainqueurs, eleveient un1 trophee dansl’Achaie, ä la distanced’en-viron vingt stades d’Krinec, oü station-i nait la flotte de Corinlhe. Telle fut l’is-’ sue du combat naval.
Cu ap. 35. Les Thuriens, avec septCents hoplites et trois Cents hommes ar-mös de javelots, etaient pres de joindreDemosthüne et Eurymedon. Ces gene-: raux donnerent ordre a la flotte de Ion-
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ger la cöte jusqu’au lerritoire de Cro-tone. Eux-mömes, apres avoir fait ledenombrement de leurs troupes de terresur les bords du Sybaris, les condui-sirent par la Thurialide. Ils etaient par-venus au fleuve Ilylias, quand les Cro-toniates leur envoyerent declarer qu’ilsne donneraient pas volonlairement pas-sage ä l’armee sur leur territoire. LesAtheniens alors descendirent vers la