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XßNOPHON.
jouis et ä beaucoup d’autres encore.Pour que vous n’ignoriez pas ä quelcombat vous marcliez, je vais vous etiinstruire. La mullitude des ennemis estinnombrable. Ils attaquent en jetant degrands cris. Si vous soutenez ce vainappareil, je rougis d’avance de l’opi-nion que vous concevrez de mes com-patriotes. Pour vous qui fites des hom-mes, quand vous vous serez conduitsvaleureusement, je renverrai en Grece,avec un sort digne d’envie, ceux d’en-tre vous qui voudront y retourner. Maisj’espere faire en Sorte qu’un grand nom-bre preferent de rester ä ma cour et d’yjouir de mes bienfails. »
31. Gauliles, banni de Samos, et at-tache ä Cyrus, se trouvait present. « Onpretend, Cyrus, dit-il äce prince, quevous promettez beaucoup maintenantparce que vous fites dans un danger im-minent, mais que la prosperite vousferaoublier vospromesses. D’autres di-sent que quand mfime vous vous ensouviendriez et voudriez les remplir,vous ne pourriez jamais donner toutce que vous avez promis. » Cyrus rö-pondit ä ce discottrs: « L’empire de mesperes s'elend vers le midi jusqu’auxclimals que la chaleur excessive rendinhabitables, vers le nord jusqu’ä despays que le grand froid rend egalementdeserts. Le milieu n’a pour satrapesque les amis de mon frere. Vous fitesles miens, et si je remporte la victoire,il faudra que je vous confie cesgouver-nemens. Je ne crains donc pas qu’ilmemanque dans ma prosperite de quoidonner ä lous mes amis; je crains dtn’avoir pas assez d’amis pour les re-compenses que j’aurai ä distribueralors. Je promets d’ailleurs ä chacundes Grecs une couronne d’or. » Ceuxqui entendirent ce discours en concu-rent un nouveau zele et firent pari deces promosses aux autres Grecs. Les
generaux, et mfime quelques simplessoldats de cette nation, enlrerent chezCyrus pour savoir Ce qu’ils oblien-draient de lui s’ils remportaient la vic-toire. 11 les renvoya tous apres les avoirtemplis d’esperances. tous ceux quis’enlretenaient avec lui rexhortaient äne pas combattre en personne et ä seplacer derriere la Iigne. C’est dans cemomentque Clearque lui fit uneques-lion concue ä peu presdans ces termes:« Pensez-vous, Cyrus, que le roi com-battra?— Oui, par Jupiter, rfiponditCyrus, s’il est fils de Darius et de Pa-rysatis, et mon frere, ce ne sera passans combat que je m’emparerai de sontröne. »
32. Pendant que les troupes s'ar-maient, on en fit le denombrement. II setrouva de Grecs dix mille quatre centshoplites et deux mille quatre cents ar-mes a la legere. Les Barbares de l’armfiede Cyrus montaient ä cent mille, et ilsavaient environ vingt chars armes defaux. L’armeeennemiefilait, disait-on,de douze Cent mille hommes, et l’ony complait deux cents chars armes defaux. II faut yjoindresix millechevaux,commandes par Artagerse. Ils devaientse former en avant du roi, etcouvrirsapersonne. Il y avait quatre principauxcommandans ou generaux ou conduc-teurs de cette armee du roi, Abrocomas,Tissapherne, Gobryas, Arbace. Chacu«avait trois cent mille hommes ä ses or-dres. Mais il ne se trouva ä la balailleque neuf cent mille hommes de ce"i troupes et cent cinquante archers, Abro-comas, qui revenait de Phenicie, n’e-tant arrive avec sa division que cinqjours apres l’affaire. Cyrus fut instruitde ces details par les Iransfuges de l’ar-mee du grand roi, avant la balaille, etdepuis cet fivfinement, les prisonniersque l’on fit confirmerent le rapport desdfisetteurs.