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Tome premier.
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XßNOPHON.

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rent les premiers des Perses, Cyrns seplaisant ä l’honorer ä cause de son af-feciion et de sa fidelite.

39. Ainsi finit Gyrus. Tons ceux quipassent pour l’avoir intimement eonnus’accordent ä dire que c’esl le Perse,depuis l’ancien Cyrus, qui s’est mon-tre le plus digne (le l’empire, et quipossedait le plus les vertus d’un grandroi. Des les premiers temps de sa vie,elev6 avec sqn frere et d’autres enfans,il passait pour l’emporter en toul gernesur ses compagnons; car tous les filsdes Perses de la premiere dislinctionrefoivent leur education aux portes dujralais du roi. 11sy pvennent d’excellen-tes lerons de sagesse et n’y peuvent voirni entendre rien de mallionnete. Us ob-servenl ou on leur (Jit que les uns sontdislingues par le roi, les autves disgra-cies et prives de leurs emplois, en sorteque des leur enfauce ils apprennent äcommander et ä obeir. Cyrus etait re-garde alors comme celui des enfans deson äge qui monlrait le plus de dispo-silion ä s’instruire. Ceux d’une nais-sance moins dislinguee n’obeissajentpas avec lant d’exaclilude aux vieil-lards. 11 lemoigna ensuite le plus d’ar-deur pour lequilalion , et passa pourmener le mieux un clieval. Onjugeaqu’il s’adonnait et s’appliquait plusqu’aucun aulre aux exercices d’un guer-rier, ä lancer des fleches et desjavelots.Lorsque son äge le lui permit, ilaimala cbasse avec passion, et personne nelut plus avide des dangers qu’on ycourt. Un jour il ne voulut pas fuir unours qui revenait sur lui. L’ayant aucontraire allaque, il fut arrache de sonclieval par cette bete feroce, en reyutdes blessures dont il lui restait des cl-calrices apparentes, mais finit par leluer, et fit un sort digne d’envie ä celuides cbasseurs qui etait arrive le premiera sou secouis.

40. Envoye ensuite dans l’Asie Mi-neure par son pere qui lui donna legouvevnement de la Lydie, de la grandePhrygie, de la Cappadoce, et le com-mandement general de toutes les troupcsqui doivent s’assembler dans la plainede Castoie; il fit voir d’abord qu’il sefaisait un devoir sacre de ne jamais vio-ler un tfaite, de ne jamais manqucr ases convenlions, ä ses promesses. Voiläpourquoi et les villes dont le gouverne-ment lui etait commis, et tous les par-ticuliers avaient conßance cn lui. Siquelqu’un avait eie son ennemi, il necraignait plus, apres s elre recoucili«avec Cyrus, que ce prince violät le traitepour satisfaire sa vengeance. C’est aussipar cette raison que lorsqu’il fit laguerreä Tissapherne, toutes les villes,excepte Milet, aimerent mieux obeir äCyrus qu’au satrape, et Milet ne redou-tait ce prince que parce qu’il ne vou-lait point abandonner les bauuis. Eneffet, il declara qu’ayanl eie une foisleurami, il necesserait jamais de l’etre>quandmeme leur nombre diminueraitet leurs affaires tourneraient plus mal,et sa conduitecoufirma cette promesse.Quiconque lui faisait du bien ou dumal, il affectait de le vaincre en bonsou en mauvais procedes, et l’on rap-porte de lui ce souhait: « Puisse-je vi-vre assez long-temps pour rendre audouble les injures et les bienfails ! *C’est le seul de notre siede ä qui tantd’hommes se soient empresses de livrerleurs biens, leurs villes et leurs per-sonues.

41. Om ne lui reprochera pas cepen-dant de s’etre laisse narguer par les scele-rals et les malfaiteurs. Il les punissait avecla severile la plus inflexible. On voyaitsouvent le long des chemins frequentesdes hommcs mutiles de leurs pieds, deleurs mains, de leurs yeux, en sorte quedam» le gouvcrueineut de Cjius» lout,