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Tome premier.
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XfaSOPHOlV.

trepns les jours les plus beureux. D’a-pres cos reflexions, voici le moment otiil faul montier notre courage et rövcil-lercelui dos autres. » Xenophon cessaalors de parier.

8. Chirisophe prit ensuite la parole,et dit : « Je ne vous connaissais pointjusqu’ici, Xdnophon; j’avais seulemententendu dire que vous eliez Athenien.Je loue maintenant et vos discours etvos actions : je voudrais pour le biende tous les Grecs, que la plupart d’en-tre eux vous ressemblassent. Ne tar-donspoint, ajouta-t-il. Separons-nous,compagnons. Que ceux d’entre vousqui munquent de chefs en choisissent.Revenez ensuite au centre du campavec ceux que vous aurez elus; puisnous y convoquerons toule l’armöe.Que le heraul Tolmides ne manque pasde s’y trouver aussi avec nous. » Aces mols il se leva pour qu’on ne dif-ferät plus et que l’on fit ce qui etaiturgent. On elut ensuite pour generauxTimasion Dardanien , ä la place deClearque; Xanticlc Acheen , ä la placede Socrute ; Cleanor d’Orcbomene ,au lieu d’Agias d’Arcadie; PhilesiusAcliecn, au lieu de Menon; et Xeno-pbon d’Allienes succeda ä Proxene.

9. Apres qu’on eut fait l’election, lejour elant prel ä paraitre, les chefsvinrent au centre du camp, llsjugerenlä propos de placer les gardes en avantet de convoquer ensuitu tous les soldals.Quand ils furent reunis , ChirisopheI^icedeinonien se leva d’alxnd el parlaen Ces terines : « Soldats, notre Situa-tion presente esl fäeheuse. Nous avonsperdu des generaux , des chefs de lo-ehos, des soldats dignes de nos regrets.D’ail'eurs les troupes d’Ariee qui onteie jusqu’ici nos alliees ont fini par noustrahir. I! faul cependant vous montiermaintenant courageux et ne vous pointlailiiei abattic. Il faut tächer de nous

sauver, si nous le pouvons, par desvictoiros eclalanles , sinon de trouverune mort honorable. Mais tant quenous vivrons , ne nous livrons jamaisaux mains de nos ennemis; car nousaurions, je crois, ä souffrir des maux,que puisse le ciel faire retomber surleurs tötes! »

" 10. Cleanor d’Orchomüne se leva en-suite et tint ce discours : «Vous voyez,soldals, les parjures du roi et son im-piete. Vous voyez l’infidelite de Tissa-plierne. Il nous a dit qu’elant voisinde la Greee, il mettait la plus grandeimportance ä nous sauver; il y a ajoutedes sermens, nous a presente la mainen signe d’alliance , et tout cela pourtroinper et pour arröter ensuite nos g4-neraux. II n’a pas m6me crainl Jupiter,vengeur des droits de l’hospilalite;mais apres avoir fait asseoir Clearqueä sa table, il a mis ä mort des Grecstrompes par de telles perfidies. Ariee,que nous avons vouiu elever au tröne,qui avait regu notre foi, qui nous avaitdonne la sienne lorsque nous nous pro-mimes reciproquement de ne nous pointtrahir; Ariee n’a pas craint davanlageles Immorlels, et n’a pas respecle lesmänes de Cyrus. Ariee, que Cyrus a,pendant sa vie, comble d’honneurs,passe maintenant dans le parti des pluscruels ennemis de ce prince, et tächede nuire aux Grecs, aux defenseurs deCyrus. Puissent les dieux punirccssc^-lerats ! C’est ä nous , qui sommes te-moins de leurs crimes, ä ne nous pluslaisser tromper par eux, mais ä lescombatlre le plus courageusemenl quenous pourrons, et ä subir ce que leciel ordonnera de nous. »

11. Xenophon se leva alors, revötudes habits et des armes les plus magni-fiques qu’il avait pu se procurer. Ilavaitpense que si les dieux lui donnaient lavictoire, la plus superbe parure sieraU