Xf.NOPHON.
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dleve, afin qu’dles porlassent tres-loin.On (rouya, dans des villages, du plombet des cordes de nerf dont on tira partipour les frondes. \
21. Ce meme jour, les Grecs canton-nerentdans les villages qu’ils trouverent.et les Bar bares, ä qui leur escarmoucbeavait mal reussi, se retirerent. L’armeegrecqnesejournaun jour, et se fournildevivres; car ces villages regorgeaient deble. Le lendemain, on marcha. Le payselait uni. Tissapberne suivit et harcelales Grecs; ils reconnurent alors qu’unbala.il Ion carre est un mauvais ordrede marche quand on a l’ennemi sur seslalons, car lorsque les ailes du balaillonse rapprochent forcement , ou dans unchemin qui se retrecit, ou dans des gor-ges de monlagnes, ou au passage d’unpont, il faut que les soldats se resser-rent. Marchant avec difficulte, ils s’ecra-seni, ils se melent, et l’on tire difficile-ment un bon parti d’hommes qui n’ob-servent plus leurs rangs. Lorsque lesailes reprennent leurs distances, avantque les fantassins ainsi confondus se re-forment, il se fail un vide au centre, etle soldat qui se voit separe, perd Cou-rage s’il a l’ennemi sur les bras. Quandil fallait passer un pont, ou quelque au-tre defile, lout le mondese hätait; c’e-tait a qui serail le prernier au-delä, etles enncmis avaient une belle occasionde charger. Les generaux le senlirent,et formerent six locbos, chacun decentbommes. Ils nommerent des chefs ä ceslocbos, et sous eux des penlecontarqueset des enomolarques. Dans la marche,lorsque les ailes se rapprochaient, ilsfaisaient halte, et reslaient en arrierepour laisser passer le defile, puis re-marchaient en dehorsdes autres troupespour reprendre leur hauteur. Lorsqueles flancs du balaillon s’eloignaienl, cedetachement remplissait le vide qui seforma il au centre du front, par locbos,
pentecostvs ou enomoties, selon quel’espace elait plus ou moins grarnl, etfaisaient. en sorto que le front prüsentättoujours une ligne pleine. Fallait-il pas-ser un defile plusctroil, ou un pont, iln’y avait pas de desordre; mais les chefsfaisaient marcher leurs locbos les unsapres les autres, et s’il elait besoin dese reformer quelque part en balaille,s’y rangeaient en im moment. L’armeefit ainsi quatre marehes.
22. Le cinquieme jour, pendanl lamarche, on aperem un palais entoure debeaucoup de villages; le chemin qui ycondui ait passail ä travers une suite decollir.es elevees, qui prenaient naissanced’unegrande montagne, au pied de la-quelle eta'it un village. Les Grecs virentavec plaisir ce terrain montueux : leurjoie paraissail fondee, l’ennemi qui lessuivait ayant une nombreuse cavalerie.Lorsqu’au sorlir de la plaine ils furentmontes au sommet du prernier tertre,ils redescendirent pour monier au se-coud. I^es Barbares surviennent. Leursofficiers, armes de fouets, les contrai-gnent ä nous accabler, de hauten b;is,de traits jetes ä la main, de pierreslancees avec leurs frondes, de flechesdecochees de leurs arcs. Ils blesserentainsi beaucoup de Grecs, vainquirentles troupes legeres, et les obligerent dese refugier au tnilieu des boplites, enSorte que les Grecs ne purent faire usagece jour-lä de leurs archers et de leursfrondeurs, qui se linrent aux equipages.
; L’infanterie grecque, inconnnodee dei ces decharges, resolut de marcher aux| I’erses; le poids de ses armes i’empeeha| de regagner promptement le sommet| de la colline, et 1’ennemi se retira fortlegerement. Gelte infunlerie eutencore! ä souflnr pour rejoindre le corps d’ar-i mee. A la seconde colline, meme ma-; noeuvre. A la troisieme, les Grecs reso*i lutent de ne plus detacher d’infanterie