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XfiNOPHON.
vous-möme, röpondit Chirisoplie. L’en-nemi s’est emparö avant nous du ma-melon qui commande le chemin paroü nous allions descendre, et il n’y amoyen de passer qu’en taillant cesgens-lä en pieces. Mais pourquoi n’a-vez-vous point amene les armes ä lalegere? » Xenophon dit qu’il n’avaitpas juge convenable de laisser l’arriere-garde sans defense, l’ennemi com-men^ant ä deboucher sur eile. « Mais,ajouta-t-il, il est pressant de nous de-cider sur les moyens de deposter ceuxque nous voyons occuper la hauteuren avant de nous. » Xenophon jelaalors les yeux sur le sommet de lamonlagne au-dessus de la position oüse trouvait l’armee, et vit qu’il com-muniquait ä la colline importante oc-cupöe par l’ennemi. « Le meilleurmoyen, dit-il ä Chirisophe, est de ga-gner au plus vite le dessus des Bar-bares. Si nous y reussissons, ils nepourront pas tenir dans le poste d’oüils dominenl nolre passage. Demeurez,si vous le voulez, ä l’armee, et je mar-che ä la montagne, ou, si vous l’aimezmieux, portez-vous-y, et laissez-moiau gros des troupes. — Je vous donnelechoix, repondit Chirisophe. » Xöno-phon lui dit que, comme le plus jeune,il preferait d’felre delache, et lui de-manda de lui donner des hommes dufront du bataillon parce qu’il eüt etetrop long d’en faire venir de la queue.Chirisophe commanda, pour marcheravec Xenophon, les armes ä la legerede l’avant-garde, qu’il y rempla^a parceux qui etaient au centre du carre;il commanda de plus les trois Centshommes d’elite qui etaient sous sesordres ä la löte de l’armee, et leur ditde suivre Xenophon.
25. Ce detachement marcha le plusvite qu’il put. Les ennemis qui etaientsur une hauteur, des qu’ils s’apercurent
qu’on voulait gagner le sommet de lamonlagne, y coururent ä l’envi pourprevenir les Grecs. 11 s’öleva alors degrands cris, et de l’armec grecque quiexhortait ses troupes, et de celle deTissapherne qui tächait d’animer lesBarbares. Xenophon, courant ächevalsur le flanc de son detachement, exci-tait le soldat par ses discours. « C’estmaintenant, mes amis , vous devez lecroire, c’est maintenant que vous com-batlez pour revoir la Grece, vos en-fans et vos femmes; essuyez quelquesmomens de fatigue : le reste de votreroute, vous n’aurez plus de combats älivrer. » Soleridas de Sicyone lui dit:Vous en parlez ä votre aise, Xeno-phon, nolre Situation ne se ressemblepas : un cheval vous porte, et moi jeporte un bouclier, et j’en suis tres-fa-liguö. » A ces mots, Xenophon sejetaä bas de son cheval, poussa cet hommeliors du rang, et lui ayant arrache lebouclier, montait le plus vite qu’il luiötait possible. Ce general se trouvaitavoir de plus sa cuirasse de cavalier,en sorte que le poids de ses armes l’e-crasait en marchant. Il exhortait ce-pendant toujours la töte d’avancer, etla queue, qui avait peine ä suivre, derejoindre. Les soldats frappent Soteri-das, lui jettenl des pierres, lui disentdes injures, jusqu’ä ce qu’ils l’obligentde reprendre son bouclier et son rang.Xenophon remonta sur son cheval, ets’en servit tant que le chemin fut pia-ticable; mais quand il cessa de l’etre, cegeneral quilta sa monture, courut äpied avec les troupes, et les Grecs setrouverent arrives au sommet de lamontagne avant les ennemis.
26. Les Barbares tournerent alors ledos, et chacun d’eux se sauva comme ilput. Le detachement de Xenophon futmaitre des hauteurs. L’armee de Tissa-pherne et celle d’Ariee se delournereni