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Tome premier.
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XÄNOPHON.

lös, et brülörent ceux dont ils sortnient.Los Perses ne firent point marcher leurcavalcrie contre eux; ils les contem-plaient et paraissaienl bienetonnes, nepouvant concevoir ni oü se porteraientleursennemis, ni quel projet ils avaiernen löte. Pendant que le soldat clierchaitdes vivres, on convoqua une nouvelleassemblee de generaux et de chefs delochos, et s’etant fait amener tous lesprisonniers qu’on avait faits, on lächade liier d’eux des connaissances surtous les pays dont on ötait entoure. 11sdirent que vers le midi, par lc clieminque l’armee avait suivi, on retourne-rait ä Babylone et dans la Medie; quevers l’orient elaienl Suze et Ecbalane,oü le roi passe le printemps et lote;qu’en traversant le fleuve et lirant aucouchant, on marcherait vers l’Ionie etla Lydie; qu’enfin vers le nord, en s’en-fon^ant dans les montagnes, on se t^u-verait dans le pays des Carduques. Ces ;peuples, disait-on, habilaient un solmonlueux, etaient belliqueux, et n’o-beissaient point au roi de Perse. On pre-tendait qu’une armee de cent vingt Imille hommes, cnvoycc par ce prince,avait voulu y penetrer, et qu’il n’en |etait pas revcnu un seid soldat, ä cause ;de la difliculle des chemins; on ajou-tait que lorsque ccs peuples faisaientun traite avec le satrape qui comman-dait dansla plaine, un commerce libresubsistait alors enlre eux et les Perses.

29. Apres ce rapporl, les generauxfiren! separeries prisonniers qui disaient Iconnaitre chaque pays, et ne declarerent |point quelle route ils vouiaient choisir; ;mais ils avaient juge necessaire de se Ifrayer un chemin dans les montagnes !des Carduques, car on leur avait an- inonce qu’apres les avoir traversees, ils !entreraient en Armenie, pays vaste et jferlile oü commandait Oronlas. De lä |on pretendait qu’il leur serait facile de i

se porter oü ils voudraient. Ils sacri«fierent ensuite afin qu’il leur füt loi-sible de parlir ä l’heure qu’ils jugeraientconvenable, car ils craignaicnt qu’onne s’emparät d’avance du sommet desmontagnes. On fit dire a l’ordre quel’armee, apres avoir soupe, pliät sesbagages, puis se reposät, mais füt pretea marcher des qu’on l’en avertirait.

LIVRE QUATRlfiME.

On a expose dans les livres precedensce qui s’est passe dans la marche de Cy-rus jusqu’ä la balaille, et ce qui estar-rive depuis la bataille, soit pendantla paix faite ent re les Grecs et le roi,soit depuis quece prince et Tissapherneeurem viele le traite, furent en guerreouverte avec les Grecs, et que l’armeede ce satrape les poursuivit.

2. Quand ies Grecs furent arrives äl’endroit oü la largeur et la profondeurdu Tigre leur rendaient le passage decefleuve impossible, etoü ils nepouvaientplus le longer (car il n’y avait aucunchemin sur les Lords, mais les monta-gnes des Carduques tombent ä piedansle fleuve), les generaux jugerent qu’ilfallait prendre leur route ä travers lesmontagnes. Ils tenaient des prisonniers,qu’apres avoir traverse le territoire mon-tueux des Carduques, ils pourraient,s’ils le vouiaient, passer le Tigre en Ar-menie pres de ses sources, ou memeles tourner, s’ils lc preferaient. Cellesde rEuphrate, disait-on, n’etaientpaseloignöes de celles du Tigre; mais il setrouveen ce pays desdeliles. Voici com-ment se fit l’irruption des Grecs dansle pays des Carduques. On lächa de de-camper secreterncnt et de prevenir l’en-nemi, qui aurait pu s’emparer le pre-mier des hauteurs. Vers l’heure oü 1 onrelcve pour la dcrnicrc fois les scntinel-