XÄNOPHON.
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commode pour les betes de somme. Cegeneral fit suivre l’autre moitie der-riere les equipages. Dans sa marche setrouve une colline qui dominait leche-min et qui etait occupee par des trou-pes ennemies; il fallail ou les tailleren pieces, ou se trouver separe du restedes Grecs. On aurait bien pris le meinechemin qu’eux, mais celui que l’onsuivait etait le seul oü pussent passerles equipages. Les Grecs, s’etant ex-horles les uns les autres, monterenl äJa colline formes en colonne par lo-chos; ils n’attaquaient poinl l’ennemide tous cötes, mais lui laissaient uneretraite pour l’engager ä prendre lafuite. Les Barbares voyant monier lesGrecs, quillerenl leur poste en fuyant,et sans avoir lance ni fleclies, ni jave-lots, sur ce qui defilait dans le cheminau-dessous d’eux. Les Grecs avaient dejädepasse cette colline; ils en voient enavant une autre occupee par l’ennemi,et jugent encore ä propos d’y marcher.Mais Xenophon craignant que s’il lais-sait sans defense le poste dont il venaitde chasser les Barbares, ils n’y revins-sent et ne lombasscnt sur les equipagesä leur passage (car la colonne en etaitlongue ä cause du peu de largeur deschemins), Xenophon , dis-jc , laissesur la prcmiere colline deux chefs delochos, Cephisidore, Atlienien, fils deCephisiplion , et Archagoras , bannid’Argos : lui-meme, avec le reste destroupes, marche ä la seconde collipeet s’en empare de la meme maniere.Il y avait encore un troisieme mame-lon beaucoup plus escarpe : c etait celuiqui dominait le poste oü les ennemisayant allume du feu avaient eie sur-pris la nuit par les volonlaires. Desque les Grecs s’en approchent, les Bar*bares l’abandonnent sans combattre.Tout le monde en ful elonne; on pre-sumait qu’ils ne s’en etaient retires que
de peur d’y fetre enveloppes et assieges.Mais les Carduques, qui avaient vu dusommet du mamelon ce qui se passaita la queue de la colonne des Grecs,couraient tous charger rarriere-garde.
0. Xenophon, avec les plus jeunessoldats, monla au haut du mamelon,et ordonna au reste de ses troupes quela töte marchät lentemenl, afin que lesderniers lochos pussent rejoindre, etque Iorsqu’en suivant le chemin ontrouverait un terrain uni, on s’y for-mal et qu’on y posal en ordre les armesa terre. Alors arrive Archagoras d’Ar-gos, qui fuyait; il raconte qu’on aetechasse de la premiere colline, que Ce-phisidore et Amphicrate y ont ete tues,ainsi que tous les Grecs qui n’ont passaute du rocher en bas et rejoinl l’ar-riere-garde. Apres avoir eu cet avan-tage, les Barbares vinrent occuper uneautre colline vis-a-vis du dernier ma-melon . Xenophon leur proposa, parla voie d’un interprete, une Suspensiond armes, et redemanda les morls. LesBarbares promirenl de les rendre si l’ons’engageait a ne point brüler leurs vil-lagcs: Xenophon y consentit. Cette Con-ference se passait pendant que le restede l’armee conlinuait a defiler, et tou-tes les troupes avaient depasse le ma-melon et s’etaient reunies. Les ennemisfaisaient halte pour lors; mais des queles Grecs commencerent ä descendre dumamelon pour rejoindre leurs cama-rades, dont les armes etaient posees äterre , les Barbarcs s’avancercnt engrand nombre et avec beaucoup debruit; quand ils eurent gagne le plushaut terlre du mamelon, d’oü Xeno-phon descendait encore, ils roulerentdes pierres et casserent la cuisse d’unGrec. Xenophon avait ete abandonnede 1’liomme qui portait son bouclier;Euryloque de Lusie, Arcadien, courutä lui, le couvrit du sien. et tous deux